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Kibarou .Pluies sur Abidjan. Que chacun se sente véritablement concerné

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La saison des pluies s’est bel et bien installée sur la zone du littoral. Il pleut presque tous les jours. Et Abidjan la plus grande agglomération humaine de ladite zone, enregistre de grandes quantités de ces eaux de pluies. Qui, du fait de leur débit de ruissellement, éprouvent bien souvent nombre de ses ouvrages d’assainissement. Les pouvoirs publics l’ont si bien compris aujourd’hui qu’ils initient à chaque saison désormais, de vastes opérations de remise en état de ces infrastructures, de sorte à leur permettre de mieux drainer les eaux. D’aucuns au sein de la population n’arrêtent pas de se demander pourquoi, c’est seulement maintenant que ces actions d’entretien et de renforcement de ces ouvrages sont menées. Et non avant. Ils vont même jusqu’à s’en offusquer par moment, du fait notamment des désagréments qui en résultent au niveau de la circulation routière. Tandis que d’autres estiment tout simplement qu’il s’agit d’une espèce de m’as-tu vu, visant à faire croire à l’opinion publique, que les décideurs font leur travail.

Quoique les uns et les autres en disent, il est convenant de savoir qu’en matière d’assainissement public, il y a bien les travaux à mener juste en prélude à la tombée des pluies, ainsi que l’incarnent les actions de curage des caniveaux. Tout comme il y a ceux qu’il est techniquement conseillé de conduire, lorsque la saison s’installe et précisément en fonction de l’évolution de la courbe pluviométrique, et de ses conséquences sur les différents ouvrages. Tout comme il existe aussi, ces travaux qui sont effectués, lorsque surviennent les dégâts notables et imprévisibles. Tous ces travaux résultent bien des dispositions qu’un Etat organisé se doit de prendre de plus en plus, pour une meilleure gestion des intempéries. Celles-ci, faut-il le souligner, vont au fil des ans se multiplier et se corser, au gré des modifications du climat, ainsi que le prévoient chaque année, les différents rapports du Groupe International des Experts du Climat( Giec) de l’Onu. Au regard de cette prévision qui a plutôt valeur de mise en garde pour tous les pays à travers le monde, les pouvoirs publics ivoiriens font continuellement preuve d’une préoccupation ardente relative au sujet. Ainsi que l’attestent les différentes initiatives prises chaque année, à travers la prévision comme la gestion des divers dégâts et autres conséquences que les pluies engendrent. La démolition des habitations bâties dans les zones à risques, toujours aussi choquantes que déplorables, participent de cela.

Aussi, serait-il convenable et surtout juste, d’éviter de responsabiliser ou de pointer à tout vent, un doigt accusateur, sur tel ou tel autre service public, lorsque des personnes sont victimes des inondations, conséquences de ces trombes d’eau qui descendent actuellement du ciel. Réaction bien primaire en soi, qui a d’emblée pour effet de procurer un bien être psychologique à leurs auteurs. Et assez symptomatique aussi de la nature de ces personnes, cherchant toujours dans l’immédiat un bouc émissaire à leurs maux et autres malheurs, avant toute réflexion profonde sur les causes réelles de ceux-ci C’est dire que, dès que s’annonce la saison des pluies, surtout celles qui s’abattent sur la capitale économique, il faut bien que chacun se sente concerné par les mesures à prendre, en s’employant à les vulgariser dans son environnement immédiat. Et s’anime vivement des réflexes comportementaux que cela devrait désormais exiger. Lesquels doivent essentiellement porter sur les précautions à prendre par rapport à son cadre de vie. Ou simplement aux endroits dans lequel l’on réside, au déplacement à effectuer d’un point à un autre, à travers la ville, en tenant toujours compte du temps qu’il fait au départ, comme à destination. Il en va de même des moyens de transport qu’on utilise, des heures de déplacement, de l’état des routes etc.

Mais plus important encore, reste la surveillance à exercer sur les enfants en cette période. Particulièrement dans les communes de Yopougon, Abobo, Adjamé Williamsville, Attécoubé, où pratiquement chaque année, l’on apprend que les eaux de pluie ont emporté des enfants qui jouaient sous la pluie, tentaient d’enjamber des caniveaux, comme ce fut déjà le cas la semaine dernière à Williamsville, avec un garçonnet de dix ans. Ou encore, des enfants noyées dans le flot des eaux de ruissellement, pour avoir simplement glissé sur le sol, alors qu’il pleuvait abondamment. Autant de faits suffisamment malheureux, qu’on pourrait éviter avec un peu plus d’attention et de vigilance parentales observées ici et là tout au long de cette saison pluvieuse. Surtout en cette période de vacances scolaires, pendant lesquelles, dans ces communes susmentionnées, les garnements sont plutôt livrés à eux-mêmes. Un laissé- aller si habituel, qu’on le prendrait pour une attitude traditionnelle, qui voudrait que l’enfant apprenne de lui-même, les vicissitudes de la vie. Pendant que son père et sa mère sont occupés en dehors de la maison, à pratiquer le commerce ou le transport, pour subvenir aux besoins vitaux de la famille, bien souvent nombreuse en fait.

En réalité, rien ne pourrait justifier ces nombreuses négligences dont plusieurs personnes continuent malheureusement de se rendre coupables pendant la saison des pluies. Et cela, en dépit des informations météorologiques, régulièrement diffusées par l’entremise de différents canaux à l’intention du grand public, depuis quelques années. Elles le sont sous forme d’alertes de différents niveaux, sur la gravité des risques de catstrophes probables. Des informations que chacun devrait prendre en considération. D’autant qu’elles exhortent à la prudence, par l’adoption d’attitudes et de dispositions susceptibles d’éviter d’être des victimes des catastrophes. Idem pour les informations communiquées par l’Unité d’intervention Police Secours, relatives aux éboulements, destructions d’habitations et de baraquements divers, que les pluies ont causés. Pour tout dire, la prudence, ainsi que la vigilance doivent être absolument de mise pour tous et pour chacun, en cette période. Et il faut œuvrer afin qu’il en soit ainsi.

Moussa Ben Touré




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