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Côte d’Ivoire. Trois Comoriens se font passer pour des Ivoiriens, en vue d’obtenir des passeports locaux

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Fadisna Soihine, mariée mère de deux enfants ; Anlafati Youssouf, étudiante et Noufini Abderena, couturier, sont tous les trois des Comoriens qui décident de se rendre au Maroc. Mais ils choisissent de séjourner dans un premier temps à Abidjan, afin de prendre un vol Comores-Maroc, via Abidjan. Les raisons de ce choix ne sont pas connues. L’on sait seulement que c'est à partir d’Abidjan qu'ils préparent leur voyage sur le Maroc. Ne disposant pas de passeport de leur pays, les trois voyageurs optent pour le passeport ivoirien. C’est-a-dire, qu’ils entreprennent de se faire établir chacun un passeport en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, ils empruntent chacun des noms et prénoms ivoiriens. Fadisna Soihine devient Adjoua Amani Flore. Anlafati Youssouf prend l’identité de Touré Salimata. Quant à Noufini Abderena, il se fait appeler Zahoui Morino. Ainsi, par le biais d’un intermédiaire résidant à Abidjan, ils parviennent à obtenir leur passeport ivoirien. Tout est donc fin prêt pour le voyage. Ils se rendent à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouet. Mais là, ils sont fort surpris par la vigilance des agents contrôleurs, qui parviennent à les démasquer. Ils sont donc arrêtés et mis à la disposition de la justice.

Le 8 juin 2023, ils comparaissent devant le tribunal des flagrants délits d’Abidjan Plateau, pour répondre des faits de faux et usage de faux, commis avec des documents administratifs.

« Je ne savais pas que c’était un faux passeport », se défend Noufini. « Le passeport ivoirien est-il identique au passeport comorien ? », l’interroge la juge. Le prévenu répond par la négative. « Ils savaient donc qu'on leur avait donné un nouveau document », conclu le procureur. Car, alors qu’ils ont en leur possession leur passeport comorien, ils se font établir chacun un passeport ivoirien. Les prévenus expliquent alors que ce sont leurs parents qui leur ont conseillés de passer par Abidjan. C’est eux qui les ont mis également en contact avec un Ivoirien qui leur a permis d’obtenir ces faux passeports ivoiriens. Ils ne savaient pas que c’était du faux.

Au terme de leur audition à la barre, le procureur a estimé que les faits mis à la charge des trois Comoriens sont établis. Il demande toutefois à la juge de leur accorder des circonstances atténuantes, en les condamnant à 6 mois de prison ferme et 500 000 Fcfa d’amende. « Nous demandons pardon. C’est notre famille résidant aux Comores qui a décidé avec l’Ivoirien de nous délivrer ces documents. On ne savait pas », plaident alors les prévenus. Mais cette plaidoirie ne suffira pas à les tirer d’affaire. Puisqu’ils prennent 12 mois de prison ferme chacun, assortis de 500 000 Fcfa d’amende. Ils sont également interdits par la juge de séjourner sur le territoire ivoirien pendant 5 ans.

Diomandé Karamoko



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