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Nasa, Secret service, Administration générale... : Ces Ivoiriens qui vivent le rêve américain

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Dr Ousmane Diallo devant la fusée SLS, la plus puissante testée avec succès qui ouvrira les portes de la Lune et Mars à l'être humain.

 


Aux États-Unis d'Amérique, ils font la fierté de la Côte d'Ivoire, pour avoir réussi à intégrer des institutions prestigieuses. Nous sommes allés à la rencontre de ces cerveaux ivoiriens.

Leur histoire est tout un enseignement pour leur génération. Au cœur de l’administration fédérale ou dans le secteur privé américain, ils ont réussi à hisser haut le drapeau ivoirien au pays de l’oncle Sam. Des exemples de réussite qui forcent l’admiration et donnent la voie à suivre à la jeunesse. Tant leurs parcours sont édifiants. A près de 10 000 Kilomètres de leur pays d’origine, ces Ivoiriens vivent le rêve américain.


Des 50 000 ressortissants ivoiriens séjournant aux États-Unis d’Amérique, nous avons suivi trois courbes de vie qui se croisent sur le chemin de l’excellence.


L’air grave, lui, il ne néglige aucun détail. Son métier exige la vigilance en permanence, la concentration extrême. On le prendrait pour un Américain d’origine. Tellement façonné à cette culture et impliqué dans le travail qu’il effectue. Ce travail ? Veiller à l’ordre et à la sécurité des personnalités séjournant sur le territoire américain. Lui, il est originaire du sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Cet Ivoirien fait partie de l’United states secret service (ou Secret service).


L’agence gouvernementale dépendant du département de la sécurité intérieure des États-Unis. Elle est chargée, entre autres, de la protection du Président américain, du vice-Président, de leur famille, des anciens présidents, des présidents ou chefs de gouvernement étrangers séjournant sur le territoire américain. Un travail qui impose la discrétion. Nous le baptisons Hervé.


Il y a 14 ans, Hervé décrochait la « green card ». Lui ouvrant les portes des États-Unis d’Amérique. Il abandonne son poste dans l’administration d’une banque à Abidjan. Il foule alors le sol américain. Pratiquant d’arts martiaux, après deux années de fortunes diverses, il intègre l’armée américaine. Quatre ans plus tard, il estime avoir les aptitudes de passer à un autre niveau.

Hervé réussit ainsi son examen de passage au Secret service. Depuis sept ans, il y exerce avec beaucoup de bonheur. Il ne manque pas de nous souffler les nombreuses marques d’admiration que lui témoignent les Américains lors de ses missions.




A la porte de la Nasa




Le docteur Ousmane Nasr Diallo, ingénieur chercheur astro-physicien, lui, n’est pas soumis à la restriction sur l’identité comme Hervé. Seul Ivoirien à la National aeronautics and space administration (Nasa, administration nationale de l’aéronautique et de l’espace), il vit son rêve américain depuis 13 ans. Ousmane Diallo est un passionné des défis.

De Yopougon à New-York, son parcours est une trajectoire gagnante (Nous y reviendrons dans l’édition de demain). Ousmane quitte la Côte d’Ivoire au lendemain du coup d’État de décembre 1999, avec l’appui de ses parents. Lorsqu’il débarque aux États-Unis, son principal bagage est son intelligence. Très vite, il s’adapte à son nouvel environnement. Le jeune Ivoirien s’intègre aisément dans le système d’enseignement supérieur américain.

Deux bachelors en génie mécanique et mathématiques appliquées et un master en poche, il fait un stage à General electric. Ses aptitudes convainquent son maître de stage. Il lui propose d’intégrer la société. Face à l’offre d’emploi de cette grande structure, il opte pour un travail à temps partiel. Ce qui lui permet de préparer sa thèse de doctorat sur l’intelligence artificielle. Lors d’une convention, au cours de laquelle Ousmane présente ses recherches, il est remarqué par un directeur de la Nasa.

« En octobre 2010, je soutiens ma thèse de doctorat. J’avais cinq offres d’emploi dont celle de la Nasa. Mes parents avaient leur idée sur l’entreprise à intégrer, mais j’ai chaque fois hésité à répondre favorablement à la Nasa », se souvient-il. Avant d’ajouter : « Finalement, c’est une phrase prononcée par ma mère, une phrase très sage, qui a créé le déclic ».

Ainsi, un mois après son doctorat, Ousmane N. Diallo fait son entrée dans cette prestigieuse institution. Il participe à plusieurs programmes. Il est d’ailleurs le seul Ivoirien à entrer à la Nasa. Les distinctions couronnent son travail. En 2012, il décroche le prix national du meilleur ingénieur noir de l’année.

Il est alors sélectionné pour le programme de développement des leaders en engineering. Aujourd’hui, l’Ivoirien d’origine travaille avec bonheur à la station spatiale internationale de Houston (voir la description de son travail dans l’édition de demain).



De la Banque mondiale au département des transports



Souleymane Soumahoro du département des Transports. (Ph: Dr)



C’est également avec joie que Souleymane Soumahoro a déposé ses valises au Département des Transports des États-Unis. Souleymane est un transfuge du siège de la Banque mondiale à Washington. Comment cet Ivoirien se retrouve-t-il au poste d’économiste sénior au Département des Transports ? Cette interrogation nous transporte à Danané. D’où est natif Souleymane. Il y fait son cycle primaire et le secondaire jusqu’en classe de 3e.

Le lycée scientifique de Yamoussoukro l’accueille par la suite. « Après le baccalauréat, je me retrouve à l’université de Bouaké en sciences économiques et avec la crise de 2002, je pars au Sénégal », raconte-t-il. Au pays de la Téranga, il obtient sa maîtrise en 2006 avant de s’envoler pour Clermont Ferrand en France, pour un master, puis à l’université d’Oklahoma aux États-Unis pour un Phd en économie en 2015.

La vie professionnelle internationale commence pour Souleymane. Il intègre le « Center for global development » à Washington. C’est alors que les portes de la Banque mondiale s’ouvrent à l’Ivoirien en 2016. Il y travaille comme économiste pendant cinq ans et un mois. Après quoi, Souleymane entre à la fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi).

Quand le Président Joe Biden accède au pouvoir, il lance le Bil, la loi bipartite sur les infrastructures. Un programme de 1000 milliards de dollars, soit 600 000 milliards de FCfa, pour réhabiliter les routes, les ponts, le réseau internet, etc. Souleymane se rappelle : « La procédure a duré entre six et huit mois, c’est très sélectif car c’est un programme qui est lancé tous les 100 ans ». Et depuis 11 mois (juillet 2022), Souleymane Soumahoro occupe le poste d’économiste principal du programme au Département des Transports.

« Ce sont 45 milliards de dollars, 27 000 milliards de FCfa de projet que j’ai approuvé. C’est vraiment important de voir qu’on est à un tel niveau de responsabilité dans ce grand pays », nous lance-t-il. Le retour au pays, Souleymane le vit à sa manière : « Je participe à l’école doctorale de l’Ensea (École nationale de statistiques et d’économie appliquée) où chaque année, je me rends pour des interventions. Ce qui me permet aussi de voir la famille et les amis ».

Si notre itinéraire s’est intéressé à ces trois cas, il est bon de savoir que les Ivoiriens (femmes et hommes) aux États-Unis sont dans plusieurs secteurs et non des moindres : informatique, enseignement supérieur, pétrole et énergie (où des Ivoiriens performent à Houston), commerce.

De véritables « soldats » du drapeau ivoirien qui, tous, ne manquent pas d’envisager un retour pour se mettre au service du pays. Mais, surtout, qui donnent à la jeunesse ivoirienne qu’elle peut rêver grand et réussir... au bord de la lagune Ébrié.



Envoyé spécial Adama KONE





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