publicité

Societe

Au Tribunal. 12 mois à l’ombre pour le chauffeur qui menaçait d’écraser des policiers

Publié le :

Brama Gôye dit B.G., jeune adulte de 33 ans, débordant d’énergie, est chauffeur-livreur dans une grande entreprise de la place. Ses prestations le conduisent régulièrement à la cité balnéaire de Grand-Bassam, où il livre aux boutiquiers de la ville, les marchandises que son camion charge quotidiennement. Le 9 février 2023, il lui aurait suffi simplement de se plier aux instructions des agents de la Police municipale de cette ville, pour éviter les ennuis judiciaires qu’il vit aujourd’hui.

Quand Brama est arrivé ce jour-là sur le lieu de livraison de ses marchandises, à la rue du Grand marché, il ne pouvait pas garer le camion à l’endroit sur lequel il avait porté son choix. Le chauffeur risquait de créer beaucoup de désagréments aux riverains. Sans compter qu’il y avait surtout risque d’obstruer dangereusement la voie et même de bloquer la circulation. C’est ce que les agents municipaux, en service ce jour-là, ont voulu faire comprendre à B.G. Mal leur en a pris. Le chauffeur-livreur n’entendra pas les choses de cette oreille. Il a choisi de garer son véhicule à cet endroit et rien ne l’empêchera de le faire. Devant l’entêtement de Brama, les agents municipaux restent sur leurs gardes. Ils ne se laissent pas intimider par le comportement d’un chauffeur indiscipliné, qui n’a aucun respect pour les pouvoirs publics. Le ton monte entre les deux parties. En prenant place à bord de son camion pour leur montrer que rien ne peut l’arrêter, Brama menace d’écraser les agents municipaux, si jamais il les retrouvait sur sa route. Il n’en fallait pas plus pour que la Police municipale charge et mette la manière forte pour mettre le « hors la loi » aux arrêts.

Le jeudi 23 mars 2023, Brama Go a comparu au Tribunal correctionnel de Grand-Bassam, pour répondre du délit de « mise en danger de la vie d’autrui ». Lors de son procès, c’est un autre homme qu’on a découvert. Un homme courtois, avec une voix qui ne lève pas le ton. Les témoins de la scène de violence qui a opposé Brama Go aux agents municipaux, le 9 février 2023, ont dû se frotter plusieurs fois les yeux, en se demandant s’il s’agit bien du même homme. Le prévenu ne reconnaît pas avoir menacé d’écraser les agents de la Police municipale. Il n’a pas tenté de mettre leur vie en danger.

Appelés à donner leurs versions des faits, les agents municipaux menacés par Brama ont chargé ce dernier, en relevant des détails précis sur la mission qui était la leur ce jour-là.

Le procureur de la République et le Président du Tribunal, après avoir écouté les deux parties, ont joué leurs partitions respectives. Pour le représentant du Ministère public, il faut sévir avec la dernière énergie, pour empêcher des chauffeurs indisciplinés, comme Brama, de troubler l’ordre public et de jeter le discrédit sur les pouvoirs publics. Il n’a pas fait dans la dentelle, en les dénonçant publiquement : « Vous les chauffeurs indisciplinés, on vous connaît. Vous ne respectez personne. Vous insultez tout le monde ». Dans le cas de Brama qui comparaît actuellement pour avoir mis en danger la vie des agents municipaux, le Parquet n’a aucun doute sur sa culpabilité. « Brama, tu vas payer cher, pour tous ceux qui se comportent comme toi devant la Force publique et devant la Nation. Au terme de ses réquisitions, le procureur a requis 36 mois d’emprisonnement dont 24 avec sursis, 12 mois ferme et 300 000 F d’amende.

Brama Go a été finalement condamné à 12 mois de prison ferme, sur décision du président du Tribunal.

Une chronique de Mory-Frey Touré


GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

10 mars 2026

Presse ivoirienne : Samba Koné note une évolution globale vers le professionnalisme

10 mars 2026

Grande Loge du Gabon : tensions internes et incertitudes à l’approche de l’élection du grand maître

10 mars 2026

La perception de l’évolution des droits des femmes en baisse de 10 % en deux ans en RDC

10 mars 2026

Après les récentes démissions au sein de Pastef/Les patriotes, un autre responsable du parti démissionne. Il s'agit de Jean-Pierre Pama Marone, responsable chargé de communication de Pastef/Diarrère.

10 mars 2026

L’Australie accorde l’asile à cinq footballeuses iraniennes: “Elles sont en sécurité ici”



Fanico

Gbi de Fer 22 février 2026
Gbi de Fer : « Raymonde Goudou, je t’avais prévenue »
Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.
Fona Konaté 9 janvier 2026
La dénonciation, un pilier de la gouvernance responsable
Ismaël Condé 5 décembre 2025
La vérité de l’agression armée contre la Guinée , le 22 novembre 1970


publicité
publicité