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Côte d’Ivoire. Politique du numérique. Booster l'inclusion des femmes dans le bon sens

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Avec l’internet, réseau informatique mondial, on parle des réseaux sociaux, de e-Commerce, de télétravail, etc. Aujourd’hui, le digital est très présent dans le quotidien. Il est de plus en plus accessible aux femmes. Pour le pire parfois, avec des influenceuses de mauvaise vertu. Mais pour le meilleur, le gouvernement ivoirien se propose de booster davantage les femmes dans le milieu digital, dans le bon sens. D’où le thème adopté pour la dernière édition de la Journée internationale des Droits de la Femme, célébrée le 8 mars : innovation technologique et digitale, leviers d’inclusion sociale et économique des femmes de Côte d’Ivoire ».

C’est plutôt par leurs frasques sur les réseaux sociaux que certaines femmes se font remarquer. En février dernier, une influenceuse connue sous le nom de Lolo Beauté a exhibé son intimité sur un réseau social. Autre frasque : Nawa Fofana, une cyberactiviste relaie, en 2021, de fausses informations incitant à la violence contre une communauté étrangère. Toutes ces deux femmes ont été épinglées par la justice ou le régulateur. La Haute Autorité de la Communication audiovisuelle (HACA) veille au grain pour suspendre tout auteur de contenu impudique, immoral, qui désinforme ou incite à la haine et à la violence.


Un écart en défaveur des femmes


Pourtant, bien que les femmes représentent la moitié de la population mondiale, l’écart technologique et l’accès à internet demeurent en leur défaveur. Selon un rapport publié en 2022 par l’Organisation des Nations Unies, 37% des femmes n’utilisent pas l’internet pour le besoin professionnel ou non. En Côte d’Ivoire, selon une enquête réalisé par l’Agence de Régulation des Télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), les femmes sont au nombre de 38% exerçant dans le secteur de Télécommunication, de l’Information et de la Communication (TIC).

« L’informatique, c’est important pour l’éducation, la formation de la femme, a indiqué Kanon Blecou Stéphanie, directrice de l’Institut de formation et d’éducation féminine (IFEF) de Tiébissou, à l’occasion de la célébration du 8 mars dans cette localité de Centre de la Côte d’Ivoire. Tout se fait actuellement sur l’internet. Il faut former les femmes. L’objectif, c’est leur émergence économique dans le nouveau monde digital ».


Maisons digitales


À la tribune des Nation Unies, Nasséneba Touré, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a rappelé le mercredi 8 mars 2023, l’engagement de l’Etat ivoirien à accroître l’insertion des femmes et des jeunes filles dans le secteur digital, à travers un ensemble de stratégies déclinées en actions concrètes. Parmi ces actions, figure « l’adoption de la stratégie nationale de développement du numérique à l’horizon 2025 pour un investissement de 3,25 milliards de dollars avec 32 réformes et 96 projets sur la période allant de 2021 à 2025. »

« Ces initiatives, a-t-elle poursuivi, s’étendent à l’acquisition des compétences illustrées notamment par les écoles de la seconde chance, les Instituts de formation et d’éducation féminine (IFEF) ainsi que le projet d’alphabétisation fonctionnelle dédié aux femmes commerçantes dans les marchés », a-t-elle indiqué. Qui parle de digitalisation parle d’abord d’alphabétisation. Sur le plan des infrastructures, des écoles IFEF ont été construites pour former les femmes. Toutes ces écoles ont en leur sein une maison digitale sinon un programme de formation en informatique avec pour but d’apprendre et initier les femmes aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.


Harcèlements et violences en ligne


Ces infrastructures éducatives s’ajoutent à celles qui sont plus technologiques. Il s’agit de la fibre optique qui viendra améliorer la qualité et l’accessibilité de l’internet pour tous. Depuis 2016, plus de 50 milliards de francs CFA sont investis dans l’installation de 7 000 km de fibre optique à travers les grandes villes du pays. Cela permettra d’installer 3 000 cybercentres en faveur des communautés urbaines et rurales. Par conséquent, 46 % des femmes pourront utiliser l’internet.

Se connecter à l’internet, pour les femmes, c’est aussi s’exposer aux violences, harcèlements et cybercriminalité en ligne. Pour contrer ces phénomènes qui créent une réticence chez les femmes, l’Etat a mis en place en 2011, une Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC ). « Cette politique vise à faire de la Côte d’Ivoire, un hub de l’innovation technologique en Afrique » a affirmé Nassénéba Touré.


Moussa I. Koné

Correspondant régional, Tiébissou


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