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Kibarou

Kibarou. Appréhension légitime, à propos du permis à point

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Le permis à point est effectivement entré en vigueur. Loin d’être perçu comme une banale imitation de ce qui se passe ailleurs, cette mesure se veut, un moyen efficace. Devant conduire à un renversement significatif de la macabre tendance, à enregistrer un fort taux d’accidents mortels dans la circulation. En effet, la route continue de tuer en Côte d’Ivoire. Comme si, c’était seulement maintenant que ce pays amorçait pour la première fois, la modernisation de son urbanisation citadine. Enregistrant les toutes premières croissances de son parc automobile. Paradoxe : la route tue à grande échelle dans ce pays, en dépit des énormes efforts financiers consentis par ses autorités, en vue d’améliorer leur état. Mais plus que jamais, l’on est convaincu que, les facteurs explicatifs de cet état de fait, relèvent bien du comportement des acteurs de la route. Et singulièrement, ceux qui font de son usage quotidien leur profession. Ainsi que l’ont du reste largement démontré les études qui ont abouti à la nécessité d’élaborer en 2021, le plan stratégique d’amélioration de la sécurité routière, dont l’instauration du permis à point constitue justement, l’une des composantes majeures.

Au regard des résultats globaux déjà enregistrés en matière de sécurité tous azimuts à Abidjan notamment, l’on fonde beaucoup d’espoir sur l’exécution continue de ce plan stratégique. Cependant, pour parvenir aux excellents résultats auxquels on aspire avec l’application du permis à point, il est impérieux que, les choses se passent avec le maximum de sérieux, de conscience et d’engagement à bien mener l’opération sur l’ensemble du territoire national. En effet, si dans le district d’Abidjan, un dispositif de vidéo surveillance et de verbalisation quadrille les artères les plus passantes, pour détecter ceux des usagers de la route qui se rendront coupables des infractions faisant l’objet de retrait de points sur leur permis, il n’en est pas de même dans nombre de villes de l’arrière- pays. Où pourtant, les actes d’incivisme routier aux conséquences régulièrement mortelles, ne se comptent plus. Ici, c’est aux forces de l’ordre qu’il va falloir faire plus confiance, quant à une application efficiente de la mesure. Mais, dans le même temps, lorsqu’on sait le nombre non négligeable d’éléments véreux opérant quotidiennement dans leurs rangs, il est à craindre que l’efficacité de la mesure portant sur l’usage du permis à point ne se limite qu’à la capitale économique. C’est bien là, une appréhension au demeurant justifiée, qui domine en ce moment les conversations et autres propos qui se tiennent sur le déploiement de ce dispositif à l’intérieur du pays. C’est aussi, une réalité sur laquelle vont très certainement surfer, nombre de conducteurs professionnels inconscients dans le milieu des transporteurs. Pour allègrement continuer à s’adonner aux actes d’incivisme, sur les routes, dans l’arrière- pays. Avec toujours, des risques croissants d’accidents hautement mortels.

De plus, dans les villes de Bouaké, Korhogo, Ferkéssédougou, Séguéla…. où, la plupart des accidents enregistrés au quotidien, sont le fait des motocyclistes, il est à se demander, comment les choses vont se passer. C’est qu’avec eux, l’incivisme routier est partout présent. On passe au feu rouge sans la moindre gêne. On effectue les mauvais dépassements aussi bien sur la gauche que sur la droite, en mettant toujours l’automobiliste à qui on le fait, dans une bien mauvaise posture. Que dire de la vitesse, si ce n’est qu’elle reste la caractéristique première du mauvais comportement routier de ces motocyclistes, en dépit des accidents mortels qu’elle occasionne quotidiennement… Ce sont là, autant d’actes constituant des infractions, qui font désormais perdre des points, à ceux qui les commettent, au volant d’une voiture. En serait-il véritablement de même avec ces utilisateurs d’engins à deux roues, qui sont les principaux acteurs de la circulation dans ces villes précitées ? Il faut certainement croire que oui. Cependant, la rigueur que l’application du permis à point exige à leur niveau, pour s’avérer efficace, reste encore douteuse. Du moins pour l’instant.

Moussa Ben Touré




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