Ça y est ! Fermées depuis le 20 mars 2020 dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 qui répandait la terreur à travers le monde, les frontières terrestres de la Côte d’Ivoire ont été rouvertes, le 15 février dernier. L’annonce a été faite par les autorités ivoiriennes à l’issue du Conseil des ministres qui précise que cette décision a été prise « au regard de l’évolution favorable de la situation sanitaire mondiale et de la reprise de l’activité économique ». Comme on pouvait s’y attendre, l’information a fait le tour des réseaux sociaux ; tant elle a surpris agréablement plus d’un, en l’occurrence les transporteurs qui, pendant près de trois ans, vivaient un calvaire indicible. C’est pourquoi il y a lieu de saluer la décision prise par les autorités ivoiriennes, qui soulagera les peines des uns et des autres. Elles ont vu juste d’autant que cela va permettre de mettre fin à certaines pratiques maffieuses et malsaines qui s’étaient développées durant tout le temps qu’a duré la fermeture des frontières. En effet, certains agents chargés de veiller au respect de la mesure, en avaient fait une rente de situation si bien que la fermeture des frontières n’existait, en réalité, que sur le papier. Il suffisait seulement, comme aiment à le dire les Ivoiriens, « de parler bon français », c’est-à-dire de mettre la main à la poche pour se voir ouvrir grandement les barrières de la frontière. En tout cas, les rackets et autres tracasseries avaient regagné du terrain au point que certains commis de l’Etat, au moyen de rapports biaisés, encourageaient les autorités ivoiriennes à maintenir fermées les frontières terrestres ; histoire de continuer à s’en mettre plein les poches. Comme quoi, le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres.
La pandémie du coronavirus n’a été qu’un prétexte tout trouvé par les autorités ivoiriennes
Cela dit, s’il est vrai que l’on peut se féliciter de la décision prise par le gouvernement ivoirien de rouvrir ses frontières terrestres, force est de reconnaître cependant que ladite mesure intervient sur le tard. Car, tous les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui avaient fermé leurs frontières suite à l’avènement du Covid-19, les ont rouvertes depuis belle lurette ; exceptée la Côte d’Ivoire qui avait fait le choix de traîner les pieds. La raison, on la connaît. En effet, la réalité est que la pandémie du coronavirus n’a été qu’un prétexte tout trouvé par les autorités ivoiriennes qui n’ont eu de cesse de rappeler que si leur pays a enregistré des attaques sanglantes, c’est à cause du laxisme de certains de ses voisins, en l’occurrence le Burkina Faso et le Mali présentés, à tort ou à raison, comme des pourvoyeurs de terroristes. Les Ivoiriens n’ont peut-être pas tort. La preuve est que depuis la fermeture des frontières terrestres, la Côte d’Ivoire a enregistré très peu d’incursions meurtrières sur son sol si fait que l’on peut prendre le risque d’affirmer que le pays est arrivé à endiguer la menace terroriste. Et l’on espère qu’il saura maintenir ce cap.
B.O
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