Diffamation, injures et calomnie : ce que prévoit la Loi
Y compris sur les réseaux sociaux, la diffamation, l’injure et la calomnie sont des délits de droit commun et comme tels, leur auteurs tombent inévitablement, sous le coup de la loi, la diffamation désigne «une insulte portant atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne explicitement désignée par voie orale, texto, courrier ou mail, blog ». Le Droit donne un exemple en la matière : dire que M. X est un repris de justice, sans savoir si cela est vrai, est une diffamation. Toutefois, vous pourrez être mis hors de cause si la preuve est apportée que M. X est effectivement un repris de justice.
Une injure est une parole offensante, adressée délibérément à une personne, dans le but de la blesser moralement, en cherchant à l’atteindre dans son estime de soi, son honneur ou sa dignité. Une insulte, synonyme d’injure, est considérée comme une injure moins grave. Une injure grave est un outrage.
La calomnie est «une injure ou une diffamation dont on peut prouver qu’elle est mensongère. »
Le Droit reconnaît que la différence entre l’injure et la diffamation est très subtile : l’injure est l’expression outrageante adressée à une personne, tandis que la diffamation consiste à imputer à une personne, un fait qui porte atteinte à son honneur.
L’injure publique
L’injure publique n’est pas une infraction punie par le Code pénal ivoirien. Il faut plutôt parler d’outrages ou d’offenses. On parle d’outrage lorsque c’est une personnalité ou une autorité publique qui est agressée : par exemple, le président de la République, un magistrat, un ambassadeur, un préfet. Dans ce cas, on parle d’outrage à l’autorité.
Le délit d’offense au président de la République est constitué par « toute allégation diffamatoire, tant dans sa vie publique que privée, de nature à l’atteindre dans son honneur ou dans sa dignité. Le délit d’offense au président de la République, par voie de presse ou par tout autre moyen de communication au public, est puni d’une peine d’amende de 3 000 000 à 5 000 000 de francs. La diffamation, commise par voie de presse ou par tout autre moyen de communication au public, envers les Cours ou les Tribunaux, les Forces armées, les Corps constitués et les Administrations publiques, est punie d’une amende de 1 000 000 à 5 000 000 de francs.
Est puni d’une amende de 1 000 000 à 3 millions de francs, quiconque se rend coupable du délit de diffamation, par voie de presse. La garde à vue, la détention préventive et la peine d’emprisonnement sont exclues pour les infractions commises par voie de presse ou par tout autre moyen de publication, sous réserve de toute autre disposition légale applicable.
Question : Injurier une personne, dans son commentaire sur Facebook ou autre système d’information, notamment les réseaux sociaux, est-il puni par la loi ivoirienne ?
Réponse : Oui. Depuis le 26 juin 2019, « Quiconque profère ou émet toute expression outrageante, tout terme de mépris ou toute invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait, par le biais d’un système d’information, est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 5 000 000 à 10 000 000 de francs. La privation de certains droits, la publicité de la condamnation et l’interdiction de paraître en certains lieux, peuvent être prononcées à titre complémentaire. Le juge prononce en outre, la confiscation des biens meubles ayant servi à commettre l’infraction. »
Une chronique de Mory-Frey Touré
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
Plus de 2 000 morts: le Sahel concentre près de la moitié des victimes liées au terrorisme en 2025
-
L’ Enquête du jeudi. Renouvellement des gbakas à Abidjan : la qualité des nouveaux véhicules remise en cause(2/2)
-
Crise du marché mondial du cacao : les pays producteurs appellent à une réaction commune
-
L’Enquête du jeudi .Renouvellement des gbakas à Abidjan : pourquoi le projet peine à décoller ?(1/2)
-
Côte d’Ivoire. Nuit des acteurs du développement 2026 : Coulibaly Brahima honoré
-
Côte d’Ivoire. Guillaume Houphouët-Boigny sera inhumé à Abengourou
-
Côte d'Ivoire. Des vivres pour les anciens combattants
-
CAN 2025 . Une décision conforme aux règles, mais mal comprise du public
-
Côte d’Ivoire. Bruno Koné fait Commandeur dans l’ordre du mérite agricole
-
Assassinat de Lumumba: la justice belge ordonne le renvoi en procès d'un ex-diplomate
-
Décision « scandaleuse » de la CAF : ces graves irrégularités soulevées par un expert
-
Coopération. Le Gabon vient s'inspirer du modèle agricole ivoirien
-
Hydrocarbures . La Côte d’Ivoire vise la deuxième place en Afrique de l'Ouest
-
Différends frontaliers : la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone privilégient le dialogue en présence de la Côte d’Ivoire
-
Abidjan. Carrefour Akwaba : quand statue et échangeur se donnent l’accolade
-
Côte d’Ivoire. Deux orpailleurs clandestins interpellés à Bongouanou
-
Côte d’Ivoire. Nuit du destin : Cheikhoul Aima Ousmane Diakité exhorte les musulmans à une redistribution équitable des richesses
-
Côte d’Ivoire. A Treichville, la grande gare du métro d'Abidjan prend forme
-
Bénin : Les chefs d’Etat major des Armées de la France et de la Côte d’Ivoire annoncés à Cotonou
-
Prix national d’Excellence 2026 : l'appel à candidatures lancé
-
Côte d'Ivoire. Bruno Koné et le directeur exécutif de l’ICCO échangent sur l’économie cacaoyère mondiale
-
Côte d’Ivoire. Escroquerie : QNET sévit à Daloa
-
Côte d’Ivoire. Poussé par la pluie, un bateau cogne le pont Houphouët Boigny
-
Kibarou . Un précieux acquis national à préserver
-
Congo-Présidentielle : faible affluence dans les bureaux de vote
-
Foot féminin. L'OL Lyonnes s’impose face au PSG, en finale de la Coupe LFFP à Abidjan
-
Transport urbain, trop de plaintes contre les VTC
-
Video.Faut-il légaliser la polygamie ? Les avis sont partagés
-
Côte d’Ivoire. Cyberdélinquance : Tracé et épinglé par la PLCC pour de violents messages de menace
-
Côte d’Ivoire. Kaba Nialé fait le point avec K K B, l'Ambassadeur ivoirien au Gabon
-





