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Fanico

Lettre ouverte aux femmes de mon pays

Publié le :

«Éradiquer les femmes, c’est tarir la source de la génération, de la tradition, des rites d’une culture autonome», a écrit Lydie Bodiou, historienne française et maîtresse de conférences d’histoire ancienne. Si on n’en est pas encore à son éradication, il y a que la dévalorisation, la marchandisation de la femme gabonaise par elle-même et son dévouement au veau d’or sont devenus phénoménaux. Abslow en tance ses compatriotes.


1. Chères mères, chères sœurs, chères filles, bienaimées compatriotes, qu’il me soit permis par la présente lettre, de vous interpeller sur la responsabilité de la femme, dans l’édification d’un pays et la consolidation d’une nation. Avant de vous livrer le contenu de cette interpellation, je voudrais vous rappeler au bon souvenir du sceau de la république, que les pères fondateurs de notre chère patrie, ont matérialisé par la Maternité Allaitant.

2. Quelle puissante symbolique que cette Maternité Allaitant, la femme représentant la République qui nourrit ses enfants, les protège, les soigne, les éduque et veille en permanence sur leur bonheur. Cette représentation éminemment spirituelle de notre société, renferme en elle seule le mystère du rôle fondamental de la femme dans la société et dans la construction de notre nation. Concevoir, procréer, éduquer, protéger et construire une vie, c’est assurément aussi construire une nation.

3. Femmes de mon pays, chères mères, chères sœurs et chères filles, comment pourrait mieux se porter notre pays quand la cellule familiale s’est si gravement désagrégée ? Comment pourrait mieux se porter notre pays quand vous, garantes de l’éducation et de l’instruction de nos enfants, de notre société, avez démissionné de cette mission pour cautionner toutes sortes de compromissions ? Il est évident que vous manquez à votre devoir d’éducatrice et de régulatrice de notre société.

4. Quelle éducation donnez-vous aujourd’hui à nos enfants pour qu’ils soient devenus, en l’espace d’une génération, ces voleurs, ces menteurs, ces tricheurs, ces braqueurs et ces tueurs… qui infestent et infectent nos familles, nos administrations et sévissent dans nos quartiers ? Comment vos enfants sont-ils devenus ces citoyens irrespectueux de la norme sociale et des règles établies, ces loups qui se dévorent qui donnent de notre nation l’image d’un pays sans aucune éthique morale ?

5. Que s’est-il donc passé pour que vos fils, vos filles rentrent chez vous avec un butin volé sans que vous vous en offusquiez ? Pour qu’ils vous offrent des présents issus de fortunes injustifiées et que vous vous en orgueillissiez ? Comment êtes-vous devenues les protectrices et les promotrices de ces fils, brigands au col blanc, de ces filles de petites mœurs et de ces maris aux pratiques déviantes, qui ruinent notre pays et déshonorent nos familles ?

6. Quelle pitoyable image véhiculent ces fils devenus prétentieux du fait de leurs positions sociales obtenues sur l’autel des sacrifices ? Ils ont perdu leur dignité en soldant leur précieuse intimité monnayée aux spéculateurs venus des quatre vents, au nom de rites et croyances venues d’ailleurs. C’est à un tel point que même leurs pères, autrefois vos alliés fidèles pour consolider vos familles, se sont détournés de vous pour s’adonner à ces plaisirs hédonistes avec de jeunes étalons partageant les mêmes valeurs si frivoles.

7. Quelle triste réputation traînent ces filles qui s’illustrent par une moralité douteuse ! Ces filles qui se dénudent sur la place publique, livrant sans pudeur leurs atours à une société médusée. Ces filles qui se vendent aux plus offrants qui les confortent dans des statuts sociaux loin des standards d’autrefois. Ces filles fières d’être des tchizas plutôt que des épouses. Ces filles aspirant au libertinage plutôt qu’au mariage. Ces filles qui, unis par les liens sacrés du mariage, pratiquent allègrement le butinage.

8. Quelle triste visage renvoient vos couples dont vous avez perdu le contrôle avec des maris qui désertent vos couches et courent les jupons en découchant impunément. Tant qu’ils vous comblent de somptueux présents, vous vous accommodez de leurs divagations. Vous vous complaisez dans ces unions de façade qui ne reposent plus désormais que sur les valeurs du verbe paraître que sur celles du verbe être. Quelle société équilibrée pouvons-nous bâtir avec des couples disloqués et dont les valeurs sont devenues si écarlates ?

9. Pauvre Gabon ! Où donc est passée la bonne vieille éducation de nos mères d’autrefois ? Cette éducation rigoriste, implacable, intraitable qui reflétait les belles valeurs de probité, d’honnêteté et de bonne moralité incarnées par des figures maternelles pieuses, courageuses, besogneuses et toujours soucieuses de l’avenir et de l’honorabilité de leur famille ? Cette bonne vieille éducation naturellement investie d’une autorité parentale inflexible mais ô combien bienveillante ?

10. Femmes du Gabon, vous êtes les piliers de la cellule familiale, vous êtes donc la poutre sur laquelle repose notre nation. Pourquoi vous détournez-vous cette immense responsabilité ? En renonçant à cette noble mission à laquelle vous êtes prédestinées, pour vous approprier toutes sortes de revendications féministes supposément modernistes, vous vous êtes rendues comptables de la déstructuration de la cellule familiale et partant vous êtes devenues complices de la déstabilisation de votre pays.

ABSLOW




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