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Côte d'Ivoire. De la plantation de cacao à l'école (Reportage)

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“ Si je pouvais, je penserais à aller l’école au lieu d’aller au champ », confesse Karim Soura, 13 ans, au confrère de "The Guardian", en sortant du centre de réinsertion des enfants issus du travail des champs de cacao dans le département de Soubré, dans le centre ouest de la Côte d’Ivoire.

L’adolescent entrevoit la vie autrement désormais. « À présent, mon avenir est dans la couture. Je ne ferai pas travailler mes enfants dans les champs. Je les encouragerai plutôt à aller à l’école pour avoir un travail », poursuit celui qui, dans le centre, a appris la couture, mettant ainsi dernière lui son quotidien de porteur de sacs d’engrais chimiques ou de sacs de cacao.

Un engagement qui marque aussi la matérialisation des efforts de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le travail des enfants. Le comité national, conduit par la Première Dame Dominique Ouattara a bien entendu les alertes lancées par la communauté internationale au sujet des enfants travaillant dans la filière cacao dans le pays.

La Côte d’Ivoire a ainsi pris plusieurs lois. D’abord en 2010, en interdisant le trafic et les pires formes de travail des enfants. Puis en 2017, le gouvernement ivoirien a élaboré une liste de travaux interdits aux enfants de moins de 18 ans. Cette disposition a établi aussi les types de travaux autorisés aux enfants dont l’âge varie entre 13 et 16 ans, tâches qu’ils peuvent faire uniquement lorsqu’ils n’ont pas cours.

Et parlant de pénibilité Karim s’est confié à nos confrères de the Guardian. « Je n’aimais pas le travail, ça me blesse les jambes et les genoux ».

La Côte d’Ivoire qui est le leader mondial du cacao est déterminée à tourner la page sombre du travail des enfants dans la filière. Pour accompagner les lois sur la question, l’école a aussi été rendue obligatoire pour les enfants de 6 a 16 ans. Aussi, en 2020, six unités de police régionales ont été créées avec pour mission de lutter contre le trafic et le travail des enfants. L’action de ces policiers a permis en 2021 de secourir 1 353 enfants et d’arrêter des personnes impliquées dans ce trafic.

Malgré ces chiffres positifs, force est de reconnaître que le combat doit continuer parce que selon des études, il y a encore 790 000 enfants travailleurs dans la chaîne de production du cacao.


René Tiécoura 































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