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Politique

Reprise des combats dans l’est de la RDC : Félix Tshisékédi doit se faire du mouron

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Ils avaient promis de se retirer des villes conquises dans le Nord-Kivu. Mais en lieu et place d’un retrait, ils ont repris les combats tant et si bien que la situation sur le terrain, est devenue pour le moins confuse. Les rebelles du M23, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, n’entendent pas déposer les armes. En tout cas, plusieurs sources signalent toujours leur présence dans la localité de Kibumba située seulement à 20 km de Goma, la capitale du Nord-Kivu, confirmant ainsi les appréhensions des forces armées congolaises qui avaient qualifié de « leurre », l’annonce de retrait des rebelles de leurs positions respectives. Pendant ce temps, la pression diplomatique ne fait que s’accentuer sur le Rwanda accusé à tort ou à raison de soutenir les rebelles du M23 dont on sait qu’ils avaient été défaits militairement en 2013. En effet, après les Etats-Unis et la France qui n’ont pas hésité à remonter ouvertement les bretelles au président Paul Kagamé, c’est l’Union européenne (UE) qui est montée au créneau pour demander à Kigali d’arrêter de soutenir le M23. Sera-t-elle entendue ?On attend de voir. Car, tout en rejetant les accusations portées contre lui, le président Kagamé a cependant récemment reconnu que la situation dans la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC), était « pire que jamais ».

Le mieux, pour le président Félix Tshisékedi, serait de descendre de son piédestal en acceptant de prendre langue avec le M23

Il faut donc dire qu’avec la reprise signalée des combats, la situation risque de se dégrader davantage au grand dam des populations qui, fuyant les combats, errent comme de pauvres-hères dans leur propre pays. A quand donc la fin de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC ? C’est la question que plus d’un observateur se pose. D’autant que l’on espérait qu’avec l’arrivée des soldats de la force est-africaine, les lignes bougeraient dans le bon sens. Que nenni ! Car, le constat sur le terrain, est tout autre. Faut-il pour autant conclure à l’échec de la force est-africaine ? C’est peut-être trop tôt de le dire. Mais l’expérience a toujours démontré que très rarement, des forces étrangères arrivent à ramener la paix dans un pays. En tout cas, surtout pas en RDC dont le gigantisme et les richesses naturelles, loin d’être des atouts, sont à l’origine de ses malheurs. Cela dit, en vue d’une véritable désescalade de la situation, le mieux, pour le président Félix Tshisékedi, serait de descendre de son piédestal en acceptant de prendre langue avec le M23 qui, on le sait, dispose toujours d’une grande capacité de nuisance. Une telle démarche, loin d’être une faiblesse, pourrait contribuer à soulager les peines des populations qui ont tant souffert le martyre.

B.O


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