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Culture

Dieu au cœur de nos précarités humaines

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En ce dimanche de la Nativité du Seigneur , l’Abbé Pascal KOLESNORÉ, nous invite à une méditation sous le thème: «Dieu au cœur de nos précarités humaines ».

Chaque dimanche, La Croix Africa reprend le commentaire extrait du missel « Prions en Église Afrique », édité par Bayard Afrique.

Imaginons un Noël sans crèche, sans anges, sans bergers, sans gloria… Manifestement ce n’est pas Noël ! Pourtant c’est ce que nous servent les lectures en ce matin de Noël. Tout ce qui fait Noël dans notre imaginaire a subitement disparu, et à la place, des récits poétiques arides. Pour rendre ces condensés théologiques moins austères, utilisons l’astuce suivante : plaçons-nous devant la crèche, devant le nouveau-né de Bethléem, laissons résonner en arrière fond les versets déclamés des lectures de ce jour : « Au commencement était le verbe, et le verbe était auprès de Dieu » : c’est l’affirmation de la préexistence divine du bébé devant nous. Cette préexistence divine connaît une désinstallation par sa descente, son installation au cœur de notre humanité. Dieu cesse de loger dans les nuées célestes pour élire domicile sur la terre et dans notre chair à travers ce bébé.

Saint Jean l’exprime ainsi : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous !» Autrement dit, il a planté sa tente parmi nous. L’humanité devient le sanctuaire de la divinité ; la terre ravit au ciel le monopole de la divinité. Il est des nôtres, un Dieu proche, immergé dans l’histoire, prenant le risque d’être balloté dans ses flots, d’en subir les secousses. Ce fait que nous célébrons aujourd’hui s’avère déterminant pour le sort de nos nations africaines.

Au cœur de nos précarités, au cœur des ténèbres humaines, il est là ; il est une lumière : « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde ». Dans le silence face au sort de nos pays dépouillés de leurs ressources, meurtris, menacés dans leur survie, il est une parole qui se fait chair. Il endosse nos souffrances. Et après ? Présent à notre sort peu enviable certes mais que fait-il ?

Le mouvement divin de descente et d’habitation au cœur de notre humanité ne s’arrête pas à une simple immersion mondaine. Il s’achève et se couronne dans un second mouvement, la remontée au cœur de la gloire divine. La seconde lecture l’annonce : « le Fils, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ». En fait, il descend pour nous remonter avec lui.

Pour ce faire, Dieu au cœur de nos tempêtes humaines, de nos ténèbres, ouvre le passage devant nous ! Isaïe l’annonçait : « Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut ». Pas à pas avec nous, il soutient notre montée, nous ouvre des portes de sortie ; il ouvre nos cœurs à l’espérance.

Finalement, Jésus vient à ce qui est pauvre, misérable, ravalé pour en devenir la grandeur, pour nous aider à nous lever, à nous élever avec lui en nous départant de toute résignation, de toute fuite de nos responsabilités. Laissons donc le Verbe prendre chair en nous, habiter notre sort, car force et victoire appartiennent à La lumière.

Abbé Pascal KOLESNORÉ, Grand Séminaire de Kossoghin, Ouagadougou ( Burkina Faso)




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