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Climat : L’Afrique quitte la 27e Cop sur une nouvelle note d’espoir

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La 27e Conférence des pays signataires de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop 27), s’est achevée hier dimanche au petit matin à Charm El Cheikh sur une note d’espoir pour les dirigeants africains. Celle qu’incarne ce nouvel engagement pris par les pays développés, de les dédommager par rapport aux dégâts et pertes, que leur causent les changements climatiques, en termes de conséquences. Excellente nouvelle en soi, dont se sont du reste pleinement réjouis nombre de ces dirigeants, qui se mettent ainsi à rêver de recevoir dans les temps à venir, en fonction de l’ampleur desdits dégâts et pertes, d’importants appuis financiers. Légitime réaction, qu’on ne saurait mépriser. Mieux encore, l’organisation, l’identification et la répartition de cette assistance financière, ne se fera pas à leur insu. Puis qu’il est prévu qu’une centaine de sièges, leur soit réservée au Comité qui sera constitué à cet effet.

Pour autant, sans vouloir jouer les rabats joie, cette nouvelle initiative rappelle fortement cet autre grand espoir qui a prévalu en 2009 à Copenhague dans la capitale du Danemark, lorsque l’on avait annoncé à la Cop 15 sur le climat, la création du fond vert. Lequel devrait être alimenté à hauteur de 100 milliards de dollars par an, pour permettre aux pays fortement impactés par le dérèglement climatique, de s’adapter et d’assurer leur résilience au phénomène. Grelottant tous les matins sous l’effet du grand froid hivernal de la Scandinavie, lorsqu’ils se rendaient de leurs hôtels et résidences aux lieux de la Conférence, experts et ministres africains de l’Environnement, avaient subitement oublié la rudesse de cette corvée quotidienne ; à l’annonce de la création de ce fond vert. La suite, on la connait. D’autant plus que ce fut jusqu’ici un mirage pour nombre de leurs pays, qui n’ont obtenu le moindre centime émanant de ce fond vert. Alors, comment ne pas se poser la question de savoir si, ce nouvel espoir ne sera pas tout aussi déçu ? Surtout que déjà, les pays développés ou industrialisés, qui sont supposés alimenter ce nouveau fond de dédommagement des préjudices subis par les pays en développement, subordonnent leurs contributions à un fait fondamental : celui de voir non seulement les plus gros pollueurs- dont la plupart des Chefs d’Etat ont brillé par leur absence à cette Cop 27- mettre effectivement la main à la poche. Mais également, que les pays plus gros producteurs de pétrole aussi s’y engagent. Eux dont les centaines de lobby ont du reste tenté d’empêcher de toute intelligence et énergie, l’avènement d’une telle résolution, tout au long des négociations.

Dans le même temps, l’on n’a pas ressenti comme il le faut, cette ferme volonté des plus gros pollueurs de la planète, de vouloir véritablement inversé la tendance en matière d’émission des gaz à effet de serre, dont leurs différents modèles économiques sont pourtant responsables. Les Etats Unis , deuxième plus grand pollueurs de la planète, ont décidé d’accorder 150 millions de dollars aux pays en développement pour les aider à l’adaptation, ainsi qu’à la résilience au dérèglement du climat .En revanche la Chine, premier gros émetteur des gaz à effet de serre, n’a pris aucune résolution dans ce sens. Tout comme elle n’a pris aucun engagement viable concernant sa très grande consommation de charbon non plus. Idem pour la Russie qui la suit dans le classement, ainsi que l’Inde. Cet autre grand pollueur, demeure plutôt accroché à son principe de satisfaire vaille que vaille, les besoins sans cesse grandissants en énergie, de ses populations en croissance continue. De son côté, l’Union européenne qui entend poursuivre ses engagements connus jusque- là de réduction progressive de ses émissions de gaz à effet de serre, veut concomitamment à cela, s’employer à compenser les pertes et dégâts que les pays en développement notamment, vivent chaque année du fait des perturbations du climat.

Au total, l’Afrique ressort de ces assises onusiennes sur le dérèglement climatique avec de l’espoir, toujours de l’espoir. A présent, il va bien falloir œuvrer pour donner un contenu réel, concret à tous ces engagements des pays industrialisés. Un autre challenge à relever pour ses négociateurs du climat.

Moussa Ben Touré




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