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Politique

Édito | La plaidoirie convaincante de Me Kyelem

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Il avait juste besoin de 36 voix. Au finish, ça été presque un plébiscite pour Me Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela dont la « plaidoirie » a obtenu 64 voix « pour », 4 « contre » et une « abstention ». Après sa Déclaration de politique générale (DPG), le Premier ministre a donc a obtenu le feu vert des membres de l’Assemblée législative de Transition (ALT) pour conduire la politique gouvernementale… En tout cas, le PM est attendu au pied du mur.


Cette DPG, faut-il le rappeler, est une obligation contenue dans l’article 63 de la loi fondamentale burkinabè. Une simple formalité, a-t-on envie de dire, tant tous ceux qui se sont livrés à l’exercice sont passés haut les mains.

Si l’issue du vote est connue d’avance, ce sont les propos de l’orateur qui sont particulièrement attendus. Au-delà des déclarations de bonnes intentions qui constituent l’essentiel du discours, les auditeurs sont toujours à la recherche de la petite phrase qui fera grand bruit. Et l’on a été servi avec ce Premier ministre, polémiste de son état, il y a quelques mois sur les plateaux de télévision.

Avec son franc-parler habituel, qui n’a donc pas encore souffert de sa nouvelle fonction, Me Kyelem a jeté les grandes lignes de son action durant la période de Transition. Comme il fallait s’y attendre, figure en bonne place de cet agenda, la restauration de l’intégrité territoriale et la sécurisation des personnes et des biens. Le chef du gouvernement y ajoute le bien-être des Burkinabè et la refondation de la société par une gouvernance vertueuse et visionnaire.

Qu’au moins le chemin soit tracé !

Un vaste programme sécuritaire, social et économique dont à l’évidence, le temps et les moyens de la Transition ne permettront pas de réaliser en intégralité. Le vœu des Burkinabè est qu’au moins le chemin soit tracé et que la situation sécuritaire permette un retour à l’ordre constitutionnel normal dans les meilleurs délais.

A propos de cette mission de reconquête du territoire national, c’est un vrai pavé dans la mare qu’a jeté le Premier ministre, parlant de « partenaires » qui ne joueraient pas franc jeu avec le Pays des Hommes intègres, tout en gardant le mystère. Mais il a, en tout cas, donné du grain à moudre surtout aux manifestants qui réclament depuis plusieurs mois le départ du partenaire historique que constitue la France.

Et lorsque le chef du gouvernement affirme, à propos des forces spéciales françaises de l’opération « Sabre », que le Burkina a choisi, depuis quelque temps, de ne plus leur faire appel, on pourrait lui rétorquer : Pourquoi les garder si on n’en a plus besoin ? Le temps des précisions viendra sûrement, d’autant plus que la France, elle-même, entend redéfinir bientôt sa présence au Sahel…


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