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Côte d’Ivoire. En cas d’agression extérieure : Quelle attitude professionnelle pour le journaliste ?

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« Agression extérieure, patriotisme et sureté de l’Etat : Quelle doit être la responsabilité sociale du journaliste dans le traitement de l’information ? ». C’est à cette question que les journalistes et responsables d’organe de presse, César Etou et André Sylver Konan ainsi que le professeur Nanourgo Coulibaly, enseignant chercheur spécialiste de la rhétorique argumentative, ont tenté de donner des réponses, au cours d’un panel organisé à cet effet, le 17 novembre à l’institut des sciences et techniques de la communication (Istc polytechnique) d’Abidjan Cocody. l’Anp-Academy, qui en est à sa 13eme édition, est un programme de sensibilisation et de renforcement des capacités des journalistes, initié par l’Autorité Nationale de la Presse(Anp).

Lorsque la côte d’Ivoire fait face à une agression extérieure quel doit être le comportement du journaliste ? A cette question générique du débat, César Étou a dans un premier temps fait référence au patriotisme dont a fait preuve les journalistes ivoiriens chaque fois que les équipes ivoiriennes de football étaient agressées à l’extérieur. Pour exemple, il a cité le match Asec-ashanti kotoko du Ghana. Mais cet élan de solidarité a pris fin avec la rébellion de 2002. Des journalistes ont pris fait et cause pour la rébellion, selon lui. Ce qu’il a déploré.

Quant à André Sylver Konan, il est resté collé aux textes qui régissent le métier du journaliste. Selon lui, il faut respecter les faits. Le patriotisme réside dans la recherche de la vérité. Et personne ne condamnera un journaliste parce qu’il a dit la vérité. « J’adhère au traitement professionnel de l’information », a-t-il précisé.

Pour le professeur Nanourgo Coulibaly, il faut activer la fibre patriotique chaque fois que la nation est agressée. Il a cité l’exemple des Etats unis d’Amérique lors de l’attentat contre les tours jumelles de new York en 2001. A l’époque, il a été demandé aux journalistes de ne donner que les informations officielles sur cette affaire. « Il faut une approche hiérarchisée des valeurs », a-t-il indiqué pour expliquer que l’intérêt de la nation passe avant tout.

Lors des échanges qui ont suivi l’intervention des panelistes, il a été fait cas du traitement de l’information sur l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus depuis juillet dernier au Mali. Pour certains intervenants, certes il faut donner la version officielle sur l’affaire. Mais elle peut être manipulée. Selon eux, la liberté d’expression doit être respectée dans le traitement de l’information.

Les termes patriotisme et liberté, étaient donc au centre de ce débat riche en enseignements entre journalistes et panelistes.

Diomandé Karamoko



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