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Le restaurant et les gbèlèdromes

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Jean Bonin Kouadio a fait une publication sur sa page Facebook dans laquelle il a apprécié le 5ème pont d'Abidjan devant relier Cocody au Plateau. Un follower a apprécié la publication, ajoutant que ceux qui apprécient les actions du président Alassane Ouattara sont accusés d'émarger au restaurant. Et à M. Bonin de répondre qu'il préfère le restaurant aux gbèlèdromes. Pour ceux qui ne le savent pas, un gbèlèdrome est un endroit malfamé où l'on vend une boisson frelatée appelée gbèlè. Cette boisson n'a pas d'indication en terme de dosage. Les consommateurs réguliers et assidus des gbèlèdromes ont tous la particularité d'être physiquement diminués, avec le teint blafard d'un cadavre, souvent à l'allure crasseuse.


Comme Jean Bonin, je préfère le restaurant aux gbèlèdromes. Pour ma santé, ma descendance et surtout pour mon avenir, le restaurant me paraît plus rassurant. Au restaurant, on prend le temps de penser les repas qui plairont aux clients. Une fois le menu défini, on procède à l'achat des ingrédients pour des mets succulents. Au restaurant, on a conscience que les clients, exigeants, doivent manger de la qualité et en quantité. Au restaurant, la beauté du cadre est tout aussi déterminant. C'est pourquoi, au restau, le gérant s'emploie à soigner l'aspect extérieur et intérieur des lieux. Que c'est agréable le restau. Non seulement on y mange bien, mais on est heureux de s'y retrouver, tant la fraternité et les belles idées y sont développées.


Qu'en est-il des gbèlèdromes. En ces lieux, on y trouve des nostalgiques des temps révolus. Là bas, une fois abreuvés de gbèlè, les clients découvrent des ennemis partout, même à côté d'eux. Quelques verres de gbèlè donnent le tournis et les ombres de l'homme blanc viennent hanter le quotidien déjà brouillé par l'ivresse. Ah le gbèlèdrome ! On y va parfois sans le sou, on en sort presque mort. Le ventre déjà creux, creusé par cette boisson impitoyable qui donne des hallucinations. C'est au gbèlèdrome qu'on se sent panafricaniste parce qu'on a échoué là où le restaurant offre de meilleures perspectives. Au gbèlèdrome, on se remet rarement en cause. Leur déchéance et leurs échecs viennent des autres. Bref au gbèlèdrome, la chaîne est partout et la liberté n'est que illusion. Loin de nous la malédiction du gbèlèdrome. Vive le restaurant. J'ai plaidé.


Yacouba DOUMBIA



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