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Des ONG demandent des sanctions contre le Nigeria pour entraves à la liberté religieuse

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Soixante-huit ONG et experts internationaux ont adressé une lettre à Antony Blinken, secrétaire d’État américain, dans laquelle ils demandent la réintégration du Nigeria dans la liste des « pays particulièrement préoccupants », en matière de liberté religieuse.

Alors que les États-Unis préparent la liste noire des pays particulièrement inquiétants en matière de liberté religieuse, 68 ONG et experts internationaux des droits de l’homme et des libertés religieuses, demandent au Secrétaire d’État américain, Antony Bliken, « de désigner le Nigeria comme un pays particulièrement préoccupant ». Ils lui demandent en outre de nommer un envoyé spécial qui sera chargé « d’enquêter sur la situation et de faire des recommandations, en consultation avec les représentants locaux. »

Les États-Unis publient chaque année une liste de pays préoccupants au titre de la loi internationale sur la liberté religieuse de 1998 (Irfa), épinglés pour avoir commis des violations systématiques, continues et flagrantes de la liberté religieuse. L’un des principaux objectifs et principes de l’Irfa est de veiller à ce que la question de la liberté religieuse internationale fasse partie intégrante du programme de politique internationale des États-Unis, et de résister à la détérioration progressive de la liberté religieuse.

Ainsi, le Nigeria placé « sous surveillance » en 2019 par les États-Unis, a été ajouté à la liste noire des pays « particulièrement préoccupants » en ce qui concerne la liberté religieuse le 7 décembre 2020. Mais le 17 novembre 2021, deux jours avant l’arrivée au Nigeria d’Antony Blinken, le secrétaire d’État américain, les États-Unis ont retiré ce pays d’Afrique de l’Ouest de cette liste. 

« Après le retrait, toujours inexpliqué, de la désignation CPC (« Country of Particular Concern », pays particulièrement préoccupant en français) du Nigeria en novembre 2021, le niveau général de violence et le ciblage spécifique des chrétiens ont augmenté, font-ils remarquer dans cette lettre datée du 19 septembre. Portes Ouvertes a constaté que plus de chrétiens ont été tués au Nigeria en 2021 – 4 650 – que dans tous les autres pays du monde réunis ».

Une situation qui s’aggrave en 2022

Pour justifier leur demande, ces experts internationaux avancent les données statistiques de la Société internationale pour les libertés civiles et de l’État de droit qui estime que la situation des libertés religieuses au Nigeria s’aggrave en 2022.

« La tendance pour 2022 est en passe de dépasser ce chiffre, avec pas moins de 2 543 chrétiens tués dans des violences liées au djihadisme au cours du premier semestre 2022 », lit-on dans la lettre qui rappelle les niveaux extrêmes de violence et d’insécurité, dans lesquels les motivations religieuses jouent un rôle important. Entre-autres exemples, ils relèvent le drame du dimanche de Pentecôte 2022, où des terroristes ont attaqué la paroisse saint François Xavier à Owo, dans l’État d’Ondo, tuant au moins 40 fidèles.

Malheureusement précisent-ils, ces violences ne sont pas les seules violations de la liberté de religion au Nigeria : « Les lois criminelles sur le blasphème en vigueur dans la plupart des États du Nord constituent des violations manifestes de la constitution nigériane et du droit international ». En raison d’accusation de blasphème, plusieurs personnes ont été emprisonnées dans le nord du pays, où Deborah Yakubu, une étudiante chrétienne, a été lapidée et battue à mort par ses camarades de classe, et son corps a été brûlé, en mai 2022.

Guy Aimé Eblotié


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