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Changements climatiques : l’Afrique attend toujours les financements pour son adaptation

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Vérité première : l’Afrique n’est pas responsable du niveau actuel de la pollution par émission des gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique, dont toute la planète subit chaque année un peu plus les contre coups. En fait, prise dans son ensemble, elle n’émet que 4% de ces différents gaz au nombre de six, identifiés par l’Organisation des Nations Unies. Et dont le dioxyde de carbone ou gaz carbonique, reste le plus dangereux, issu de la combustion des énergies fossiles que sont notamment le pétrole brut, le charbon minéral. Rentrant tous, et ce, depuis des siècles, dans l’alimentation des industries des pays développés. L’Afrique ne dispose donc pas d’industries lourdes, dévoratrices de ces gaz. Pour autant, elle n’est guère à l’abri des dégâts qui résultent de leur usage quotidien par l’occident notamment. Une constatation de plus en plus préoccupante, reconnue par l’Onu, qui œuvre depuis, pour une compensation, au profit des pays du continent.’ C’est que, à défaut de réussir une transformation radicale du système industriel actuel des pays développés, dont quasiment toute l’économie est tributaire, pour freiner ou simplement arrêter cette perturbation du climat, les pays africains ont été invités à s’adapter aux conséquences des changements climatiques, que ledit système a provoqués. Et qu’il continue d’aggraver malheureusement. Aussi, leur a-t-il été demandé d’entreprendre des actions, de concocter des projets, ou de prendre des initiatives, appelés Contributions Nationales Déterminées ou CND en abrégé. Et cela, pour effectuer progressivement leur adaptation aux conséquences du réchauffement du climat. Dans un premier temps, c’est la somme de 100 milliards de dollar, que l’Onu avait réussi à engager ces pays émetteurs de gaz à effet de serre, à décaisser annuellement au profit du continent africain, en vue de financer ces CND. Mais jamais, ce montant n’a été intégralement perçu et au rythme convenu, par ses bénéficiaires. Sans lâcher prise, l’Onu a renforcé son engagement à faire financer les CND, en créant le Programme d’Accélération d’Adaptation aux Changements climatiques.

Du29 aout, au 1er septembre à Libreville au Gabon, s’est tenue dans le cadre de ce Programme, la rencontre africaine sur le climat, à l’initiative de l’Onu. Il s’agissait pour les différentes nations d’Afrique parties prenantes à ce séminaire, de raccorder leurs violons, en vue de pouvoir plaider des causes communes à la prochaine Conférence des Parties,(COP) sur les changements climatiques, prévue en novembre en Egypte. Ils ont à l’occasion évalué en commun, les besoins de financement de leurs Contributions Nationales Déterminées à 700 milliards de Fcfa. C’est bien là, une nouvelle approche, plus précise et surtout plus osée de la détermination africaine, à faire prendre en charge, son indispensable adaptation aux modifications structurelles tous à azimuts, qu’engendrent les changements climatiques. Seulement voilà : quand on sait que pendant plusieurs années déjà, les dirigeants africains ont en vain réclamé l’intégralité des 100 milliards de dollars à eux promis annuellement, l’on est bien en droit de se demander, ce qui va advenir du versement de ces 700 milliards de Cfa sollicités. L’on a bien envie de ne pas y croire. Pour autant, en tenant compte du fait que cette fois, les différents besoins appelant à un financement, sont conduits par un Programme sous la houlette de l’Onu, qui de plus a associé la Banque africaine de Développement, au séminaire du Gabon, il y a lieu d’espérer. Mais, un espoir bien mince, estiment déjà certains spécialistes africains de la question. Un espoir tout de même, avec lequel il faut compter. Car, ne dit- on pas que qui peut le plus, peut le moins ? Nous en saurons certainement plus dans deux mois, à la 27e Conférence des parties, représentant les pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, prévue en Egypte.

Moussa Ben Touré






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