publicité

Societe

Côte d’Ivoire.Presse écrite : Des pistes de solutions pour sortir de l’ornière

Publié le :

Le président Samba Koné

La presse écrite de Côte d’Ivoire va très mal. C’est peu dire. A la vérité, elle agonise. Le président de l’Autorité nationale de la presse (Anp) l’a relevé avec force et arguments. Samba Koné a indiqué que la baisse cumulée de la mévente de la vingtaine de quotidiens ivoiriens de 2011 à décembre 2021 est de - 82%. De nos jours, ces publications vendent entre 50 et 2600 exemplaires par jour. Des chiffres, qui pour lui sont loin des 80 000 que le journal pro-gouvernemental vendait par le passé. La crise sanitaire liée à la Covid-19 survenue en 2019 a exacerbé la situation délétère que connaissaient ces journaux. « La pandémie de la Covid-19 a doublé la précipitation de la presse quotidienne dans le ravin », affirme le président Samba Koné. La vente de ces périodiques, qui était de 65 000 exemplaires par jour en 2013, se retrouve à moins de 12 000, 11 500 pour être plus précis en fin juin 2022. Le premier responsable de l’Anp propose des pistes de solutions. Pour lui, les promoteurs des quotidiens doivent réinventer l’offre éditoriale. « La presse ne peut plus se contenter de donner les nouvelles de la veille. Le temps de cette pratique est révolu », fait-il remarquer. A son avis, la presse partisane semble condamner, à défaut de disparaitre, d’occuper la portion congrue d’un marché de plus en plus restreint.

Le président du Haut conseil du Cénacle des journalistes seniors (Cjs) de Côte d’Ivoire épouse également l’idée de la réinvention de l’offre éditoriale proposée par Samba Koné. Elle doit se traduire pour ce dernier par la diversification de l’offre. Les promoteurs d’entreprises de presse doivent penser à produire des articles d’investigation, des enquêtes de proximité des quartiers. Bref, des sujets dignes d’intérêt. La production de certains articles de presse nécessite d’être indépendant. C’est-à-dire refuser l’argent de tierces personnes dans l’exercice du travail. A en croire Auguste Miremont, un accent particulier doit également être mis sur la formation. En outre soutient-il, il faut des professionnels à la tête des journaux. Afin que ceux-ci sachent bien diriger leurs équipes. En lieu et place du regroupement proposé par Ferro Bally, ancien rédacteur en chef de Fraternité Matin, Auguste Miremont est favorable à la mutualisation des journaux.


Junior Jeremy


GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

21 octobre 2026

Élections de mi-mandat : Trump recule sur ses menaces envers Bombardier

21 octobre 2026

TRANSLOG Africa 2026 : AGL et SITARAIL réaffirment leur engagement pour la logistique africaine à Ouagadougou

21 octobre 2026

Guinée : le ministère de l’Environnement mobilise médias et leaders religieux dans la croisade contre les plastiques à usage unique

21 octobre 2026

Nouveau couvre-feu dans certains quartiers de Paris, l'Onu condamne "tous les actes de violence"

21 octobre 2026

Affaire Samuel Eto’o : le MRC accuse Salomon Beas de n’avoir apporté aucune preuve devant le juge



Fanico

Michel Koffi 26 septembre 2026
Pleuvront sur lui tous les dythirambes.
Adrien Poussou 26 août 2026
Madagascar sur les traces de la Centrafrique
Nnenna Nwakanma 17 août 2026
La prise de parole sur les réseaux sociaux commence à coûter trop cher.
El Hadj Mamadou Traoré 13 août 2026
Ne jouons plus avec ces sujets relatifs à la sécurité et à la défense


publicité
publicité