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Guerre en Ukraine : les engagements pris pour sauver la planète ne sont-ils pas menacés ?

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Les faits sont là, surprenants dans leur réalité, à valeur d’évènement : le sud- ouest de la France a brûlé pendant plusieurs jours, à travers ses différentes forêts, régulatrices du climat local. Plus de 4 1.000 d’hectares partis en fumée, dans cet embrasement forestier, rarement enregistré dans l’histoire, des phénomènes naturels en France. Oui, phénomène naturel disons-nous. D’autant plus que saison d’été aura rarement été aussi chaude que celle de 2022, avec des pics de chaleur, allant jusqu’à plus de 40 degrés dans différentes localités. Sans compter la grande détresse hydrique, qui affecte dangereusement les productions agricoles. N’en déplaise aux climato sceptiques et autres négateurs, de plus en plus minoritaires heureusement, de la véracité des changements climatiques. Mais, ces grands feux de forêts et grandes vagues de chaleur, qui ont tendance à devenir réguliers depuis quelques années dans l’Hexagone, comme en Espagne, au Portugal etc, sont bien la résultante, du dérèglement climatique. Lequel favorise leur survenue, saisonnière, toujours avec un peu plus d’inquiétude. Et ce, en plus des inondations et fortes bourrasques, toutes aussi spectaculaires que destructrices, enregistrées annuellement, dont ce dérèglement est tout aussi responsable.

De ces forêts incendiées à travers l’Europe, sont assurément partis, des milliers de quantités de dioxyde de carbone, ou gaz carbonique, pour polluer l’environnement, ainsi qu’ont pu le relever les climatologues.

Mais le pire, il ne faut point l’oublier ou l’ignorer, dangereux pour le climat, est sans aucun doute, le regain de vitalité que pourrait connaître la pollution à partir de l’usage que les pays de l’Union européenne, que dire de la plupart des pays développés entendent faire des énergies fossiles ; en vue de mettre leurs populations à l’abri des affres de l’hiver qui arrive. Comme on peut le constater, la guerre en Ukraine leur impose donc de revenir sur les engagements pris en matière de transition énergétique. Lesquels passent par une réduction des plus notables de leurs empreintes carbones. Ainsi, l’Allemagne a décidé de recourir un peu plus au charbon pour sa production d’électricité. Qui l’eut cru, après tant d’intérêt toujours grandissant, porté pendant des années au gaz russe, pour approvisionner les ménages allemands. La France également semble bien vouloir se laisser aller à cela. Ailleurs, aux Etats Unis d’Amérique précisément, Joe Biden décide d’accorder de nouveaux permis de forage du pétrole en off- shore. Voilà une opération de production pétrolière, qui va provoquer de fortes pollutions pendant encore de longs moments certainement. C’est dire que le pétrole saoudien pour lequel Biden était récemment en visite en Arabie Saoudite, ne suffira pas pour satisfaire sur le long terme, les besoins énergétiques de la population américaine. La production à grande échelle du charbon est aussi envisagée aux Etats Unis, pour la même raison. Ce sont là, des situations qui, tout naturellement pourraient aussi servir de prétexte à la Chine, au Canada figurant parmi les plus gros pollueurs de la planète et bien d’autres Etats, de relancer leurs exploitations d’énergies fossiles. Sources de grandes pollutions, constatées jusqu’ici.

Pendant combien de temps cette entorse aux engagements pris pour une réduction continue et notable des émissions de gaz à effet de serre, va –t-elle durer ? Nul ne saura le dire avec toute l’exactitude requise. Par contre, ce qui est indéniable, c’est qu’encore une fois, les conditions d’un réchauffement plus évident, plus élevé de la planète, s’en trouveront garanties. Avec ses conséquences néfastes sur l’ensemble des 510.000.000 de kilomètres carrés, que constituent la superficie de la terre. En effet, s’il y a bien un fait que l’on ne perçoit pas souvent, c’est que toute action de pollution a toujours des répercussions planétaires. Et cela, quel que soit l’endroit, le coin de la planète d’où, elle aura été faite. Ce qui explique pourquoi, avec seulement 4% de part de responsabilité dans la pollution planétaire actuelle, l’Afrique subit de plus en plus, les conséquences du phénomène, avec quelques fois et par endroits, la même ampleur et âpreté que l’Europe, l’Asie, l’Amérique, abritant les plus gros pays pollueurs de la terre.

La transition énergétique, devant conduire ces pays à un usage plus développé des énergies renouvelables ou énergies propres, au détriment du pétrole, du charbon notamment, va encore une fois battre de l’aile. Déjà que ladite transition a toujours beaucoup de mal, à s’installer solidement, au nombre des priorités socio- économiques, des Programmes de société que proposent les formations politiques de ces Etats. C’est que ceux-ci restent encore fortement accrochés à leurs modèles économiques industriels, qui préconisent plutôt l’exploitation et l’utilisation diversifiée, des énergies fossiles, responsables de la dégradation continue du climat. La vingt-septième Conférence des Parties(Cop27), sur les changements climatiques, se tiendra du 7au 18 novembre 2022 à Charm el-Cheick en Egypte. D’ici là, il est certain que, cet inquiétant regain d’intérêt manifesté pour l’usage des énergies fossiles, aura surement plus évolué dans les faits. Toute chose qui confortera alors, sa prise en compte au nombre des préoccupations de cette 27e Conférences des pays signataires de la Convention cadre des Nations Unies, sur les changements climatiques.



Moussa Ben Touré




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