La cherté de la vie est une réalité que vivent les populations ivoiriennes. Aussi, le gouvernement, afin d’alléger leurs souffrances a-t-il décidé de plafonner les prix de certains produits de grandes consommations. De quatre denrées au départ, l’Etat a finalement plafonné le prix de vingt et un produits de grande consommation. Toutefois, ce ne sont pas tous les commerçants qui acceptent de pratiquer les différentes réductions qui ont été opérées sur ces différents produits.
Cela est surtout vrai au marché d’Adjamé, considéré comme le plus achalandés du District d’Abidjan, où nombre d’autres commerçants revendeurs, viennent aussi s’approvisionner. Nous y avons fait un tour, à la rencontre de plusieurs vendeurs de ces produits alimentaires quotidiennement demandés par les ménages. « Venez monsieur ! Il y a viande », nous lance un boucher installé au forum . Quand nous demandons le prix du kilogramme, il répond sans la moindre hésitation : « c’est 3000 F. Mais on peut enlever 100 F ». Ce qui veut dire que le prix du kilogramme de viande varie entre 3000 F et 2900F. Le gouvernement a fixé le prix maximal de la viande avec des os à 2800 F et la viande sans os à 3000 F le kilogramme. L’on peut dire qu’au niveau de cette denrée, le prix plafonné est respecté.
Ce qui n’est pas le cas, avec l’huile de palme raffinée. En effet, il faut débourser 6500 F pour obtenir une bouteille de 5 litres et 1800 F pour celle de 1,5 litre chez les vendeurs du marché. Ces prix sont supérieurs à ceux fixés par l’Etat, qui sont de 6100 F pour 5 litres et 1775 pour 1,5 litre. C’est la même situation avec le riz vendu dans les boutiques. Les commerçants demandent 500 francs pour un kg de riz brisé, alors que l’Etat en a fixé le kg, entre 340 F et 435 F. Et le riz long grain parfumé, coûte 600 F chez le boutiquier, contre un prix maximal plafonné, variant entre 550 F et 570 F. Constat, les prix plafonnés ne sont pas respectés par les commerçants. « Tout est cher maintenant. J‘avais l’habitude de payer mon sac de 25 kg de riz à 12000 F. Maintenant, il faut 15 000 F pour l’avoir », confie Géneviève, inquiète de la flambée des prix. Les commerçants interrogés, expliquent que le prix qu’ils pratiquent, dépend de celui que leur fixent leurs fournisseurs. Vrai ou faux ? Certains vendeurs comme Anako, souhaitent que l’Etat agisse au niveau des sociétés qui produisent ces produits de grande consommation. Cela pourrait aider à réduire leurs coûts sur les marchés.
Dans les grandes surfaces, on fait l’effort de respecter les prix fixés par l’Etat. En ce qui concerne le riz par exemple, l’on a des sacs de 22,5 kg qui coûtent entre 11. 000 F et 12. 000 F. Un coût qui s’inscrit dans la fourchette fixée par l’Etat comme prix maximal. Il en est de même pour le lait et le sucre.
Les pouvoirs publics demeurent malgré tout, engagés à poursuivre les efforts visant à réduire le coût de la vie pour le bonheur des populations. Dans une interview accordée à la Rti et Nci le lundi 11 juillet dernier, le Premier ministre Patrick Achi a donné des assurances, quant à la détermination de son gouvernement à leur côté, sous la houlette du Président de la République, afin de sortir de cette situation. D’importantes actions ont été menées dans ce sens. Notamment, la subvention accordée aux produits pétroliers. Surtout le gasoil utilisé par les véhicules de transport. De sorte qu’une augmentation de son prix à la pompe, n’entraîne pas, une flambée des tarifs de transport, au détriment des populations. De plus, afin de veiller au respect des prix de plafonnés, 35 000 postes de contrôle ont été installés, qui ont permis de sanctionner 2000 cas de non-respect de ces prix.
Diomandé Karamoko
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