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L’Enquête du jeudi. Autour des zones industrielles : Des habitants tués à petit feu par la pollution (1/2)

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Les zones industrielles d’Abidjan sont habitées par des populations qui subissent des pollutions sonores et de l’air, toutes nocives à leur santé. Nous avons fait une plongée dans cet univers pour mieux comprendre.

Zone industrielle de Yopougon. La circulation est intense. De gros camions vont et viennent, chargés de divers produits fabriqués dans les usines. Des taxis et minicars communément appelés Gbaka circulent également. Le tout, dans une ambiance folle de bruits de moteurs, de klaxons et de clameurs. Que dire des entreprises qui y sont implantées ? Elles sont nombreuses et sont, en général, des unités de production de produits alimentaires, cosmétiques, du matériel de construction en bâtiment. Ce sont aussi des cimenteries, des usines de fer à béton, des unités de transformation du bois. Pour ne citer que celles-là. A cela, il faut ajouter la poussière, les fumées qui sortent des nombreuses usines.


Bruits et gaz polluants


Dans les autres zones industrielles, à partir de Treichville au niveau du port, en passant par Vridi dans la commune de Port-Bouet, puis à Koumassi, la situation est presque identique. D’interminables embouteillages sont occasionnées par les nombreux véhicules chargés de produits. De grands entrepôts se trouvent également dans cet environnement extrêmement chargé.

Le constat est clair. Au niveau des différentes zones industrielles visitées, habitations et usines ne sont pas loin les unes des autres. En zone industrielle de Yopougon, se présente un exemple type de cohabitation entre usines et résidences. C’est Allou Kouassi, un quartier populaire du village d’Andokoi, sis dans ladite zone. A l’entrée, l’on vit l’ambiance habituelle connue de ce type de quartier. Des enfants dans la rue, des débits de boisson çà et là, des boutiques, etc. Des maisons en dur et aussi des habitations de fortune. Sans oublier l’insalubrité par endroits. « C’est vrai les bruits nous fatiguent. Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? », explique ce gérant de kiosque qui habite aussi le quartier.

Malgré cette situation, il ne veut pas partir de là. Et pour cause, ses activités tiennent grâce à la proximité des usines dont les travailleurs sont ses clients. Il faut dire que, dans la zone industrielle, plusieurs activités commerciales sont également nées. Et ceux qui les exercent viennent d’autres quartiers, très souvent proches de là.

Et que dire des gaz polluants qui s’échappent des usines ? « C’est Dieu qui nous sauve », dit-il. Pour ce qui est des dangers que courent les enfants du fait de la circulation, les habitants expliquent qu’ils font tout leur possible pour éviter des accidents.


Diomandé Karamoko


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