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Côte d’Ivoire. Maltraitance Pour punir sa nièce de 8 ans, elle lui faisait des entailles sur les mamelons

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D.A risque 10 ans de prison ferme pour avoir torturé une mineure de 8 ans, dont elle avait la garde. Le procureur en a décidé ainsi à son encontre, face à la gravité des faits. Le juge a renvoyé le délibéré au 6 mai prochain, le temps de bien statuer sur le dossier. L’accusée, ménagère de son état, d’origine guinéenne, comparaissait à l’audience de délits divers, du 22 avril, pour les faits de violence et voies de faits.

D.A a reconnu les faits retenus contre elle. Seulement, elle a tenté de se défendre : « Je ne savais pas qu’on ne frappait pas les enfants », s’est-elle défendue. En effet, a-t-elle expliqué, la victime, une fillette de 8 ans qui serait sa nièce, vivait avec elle à Gonzagueville dans la commune de Port-Bouet. Mais elle avait pris de mauvaises habitudes au moment où elle vivait chez sa grand-mère. Avec elle, la fillette continuait à faire ses mêmes « bêtises ». Ce qu’elle trouvait inadmissible. Dans un premier temps, elle lui faisait des reproches. Mais la petite sortait souvent et rentrait à des heures indues. Et vu que sa nièce ne changeait pas ce comportement, elle est donc passée à la manière forte pour la faire changer. Elle la chicotait avec du fil électrique. Pour confondre la prévenue, le juge a lu la déclaration de la mineure lors de l’enquête préliminaire. Il en ressort que la prévenue, pour la punir, la privait souvent de nourriture. Pire, elle faisait des entailles horizontales et verticales sur les mamelons de la fillette, à l’aide d’une lame. Et la mineure a même perdu son mamelon droit à force d’être entaillé. Ce récit révélant des faits d’une déconcertantes cruauté, a plongé la salle d’audience dans un silence de cimetière. Pour sa défense, A.D a expliqué au juge que c’est le fil électrique avec lequel elle la chicotait qui a entrainé cela. « Est-ce qu’une bêtise justifie un tel acte ?», s’est indigné le juge. Autant la ramener chez son père. Ce dernier appelé à la barre, a expliqué que sa fille a dû quitter sa tante, suite à la maltraitance qu’elle a subie et s’est retrouvée au centre social de Gonzagueville. C’est grâce aux image balancées sur les réseaux sociaux, qu’il s’est rendu compte de la situation de sa fille. Puisque la mise en cause était injoignable. Il n’a pas toutefois voulu se constituer partie civile, pour réclamer réparation du préjudice subi par sa fille. Il a plutôt souhaité que la prévenue qui est aussi mère de famille, soit relaxée pour qu’elle puisse s’occuper de ses enfants.

Mais devant les aveux de la prévenue, le procureur ne pouvait qu’admettre que les faits sont constitués à son égard. Il a en conséquence requis 10 ans de prison ferme et 1 million de francs Cfa d’amende. Mais D.A devra patienter encore 2 semaines pour connaitre son sort.

Diomandé Karamoko



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