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Kibarou

Côte d'Ivoire. En attendant le nouveau gouvernement

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Les commentaires portant sur l’actualité politique nationale n’en faisaient plus aucune mention. C’est que toutes les prévisions et supputations qui avaient été faites ici et là sur la période, voire la date de ce remaniement ministériel, ne se sont guère avérées vraies. Le temps est donc passé. Et voilà que contre toute attente, du moins pour le grand public, qui n’y croyait plus, le sujet refait surface. Donnant du coup un regain de vitalité et d’intérêt porté à l’actualité politique nationale qui, en réalité n’offrait plus rien d’original. 

Ou de simplement croustillant pour des débats L’annonce de la démission du Premier ministre Patrick Achi et de son gouvernement, survenue au dernier Conseil des ministres, ainsi que la formation au cours de cette semaine d’une nouvelle équipe gouvernementale, aura donc tout relancé. En toute liberté et avec des convictions qui leurs sont chères, les uns et les autres forment sans cesse des gouvernements, issus de leur propre imagination. Dans les cercles de retrouvailles entre amis qu’on appelle les grains, les services publics et privés, comme dans les salons. Les supputations sur l’avènement du nouveau gouvernement se font comme pour influencer le décideur politique, dans le choix des membres du gouvernement à venir. Les ministres sont alors jugés, de par leurs compétences, styles et actions, pour dire s’ils doivent rester ou être débarqués. On n’est pas du tout tendre avec certains, qualifiés de revêches, toujours difficiles d’accès et qui ne sont que rarement venus dans leurs localités d’origine ou de résidence habituelle dans l’arrière- pays ; depuis qu’ils furent nommés. En fait on aurait bien aimé les voir débarquer plus ou moins régulièrement, avec les bras chargés d’actions et d’initiatives de développement. Il y a aussi, ceux qu’on connait à peine, pour ne s’être pas fait suffisamment ou pas du tout médiatisés, dans l’exercice quotidien de leur fonction surtout. Donnant ainsi l’impression au public qu’ils ne travaillent pas. Ou même qu’ils ne sont simplement pas à la hauteur de leur mission. 

 La réduction prévue ou annoncée du nombre de ministre, est particulièrement appréciée de tous. Par ce que perçue comme un réalisme politique courageux, honnête, dont le Président Ouattara aura fait preuve. D’autant plus qu’elle va occasionner une diminution des dépenses de l’Etat. C’est que l’on ne perd pas de vue la réalité économique internationale, dont les prévisions de croissance sur l’année en cours, ne sont guère bonnes. Un fait devant donc inciter tout gouvernant, attentionné, réaliste compétent, à œuvrer pour adapter son pays, à la conjoncture économique difficile qui se présente. Laquelle se trouve occasionnée à la fois par les conséquences encore trainantes de la Covid 19, dont le monde se remettait tant bien que mal. Et le déclenchement de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Une autre crise doit- on dire, venue fortement ébranler les mécanismes économiques et commerciaux établis. Imposant du coup à toutes les nations, une reconsidération, voire une redéfinition du fonctionnement habituel de leurs économies. Un fait que commande sans appel, l’interdépendance des systèmes et politiques d’échanges commerciaux entre les Etats, à l’échelle de la planète. Cela, nos débatteurs le comprennent aisément, en même temps qu’ils trouvent insuffisants les trois mois, consacrés aux prix plafonnés de certains produits de consommation courante. 

Aussi, tout en soulignant et applaudissant ce réalisme politique du Président Ouattara, ils voudraient voir le Chef de l’Etat, réduire davantage la future équipe gouvernementale, pour la porter à 25 membres, au lieu de 30. Et là, tant pis pour les questions de représentation ou de respect de la géopolitique, qui voudraient que le futur gouvernement soit le reflet national, de toutes les grandes régions et foyers culturels du pays. Ainsi que du poids sociologique du parti dans ces différentes localités. L’essentiel étant de leur point de vue que, l’économie financière qui en résulterait, permette d’agir davantage, contre la cherté de la vie. Raisonnement peut être étroit et simpliste. Emanant de consciences plutôt novices. Ignorant tout, des paramètres et exigences des dépenses publiques. Soit. Mais réflexion tout de même sensée. Qui en cas d’éventuelle prise en compte, ne ferait que le bonheur de nombre de ménages.

Moussa Ben Touré




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