La ville de San Pedro dispose désormais d’un Centre hospitalier régional. Une infrastructure de 29 milliards de Fcfa, dont la réalisation peut bien paraitre banale aux yeux de nombre d’observateurs, qui la mettront tout simplement sur le compte de la dynamique que la Côte d’Ivoire enregistre en la matière depuis quelques temps. Soit. Mais, ce serait là, une perception assez réduite en ce qui concerne la ville de San Pedro, qui en avait d’abord manifestement besoin. D’autant plus que la cité balnéaire a très rapidement dépassé le stade des villes pouvant se suffire d’un hôpital de référence en termes de formation sanitaire publique. Au regard de son peuplement qui s’opère à un rythme pratiquement accéléré. Certainement suscité par ses activités économiques, qui restent au nombre des plus dynamiques et prometteuses de l’arrière-pays, après celles d’Abidjan. Avec son atout portuaire, ses entreprises de négociants du cacao, comme du café, d’exportateurs de bois et une kyrielle sans cesse croissante d’opérateurs, évoluant dans divers secteurs, ses grandes coopératives agricoles de plus en plus orientées vers l’exportation, son patrimoine touristique à l’exploitation vigoureusement relancée ; San Pedro a peut- être par moments faibli. Mais jamais, elle n’a réellement sombré économiquement. Surtout, tout au long de la crise militaro politique, qui a par contre malmené plusieurs autres localités ivoiriennes. Ensuite, devenue une cité universitaire, donc appelée à accroitre et diversifier sa population scolaire et estudiantine, elle méritait bien un Centre hospitalier régional.
Toute chose qui en terme de développement s’harmonise parfaitement avec l’extension du port, le renforcement de ses capacités d’accueil et de service, la promotion de l’immobilier, la réfection des infrastructures routières, notamment la côtière etc . Des acquis obtenus au cours de ces dix dernières années. Le capital santé des populations se trouve donc désormais des plus protég. Et mieux, le rêve de Félix Houphouet- Boigny, de faire de San Pedro, un véritable poumon économique de la Côte d’Ivoire, situé dans le sud- ouest du pays, connait un considérable regain de vitalité, dans son accomplissement. Tout en incarnant la réalisation de cette noble ambition des pouvoirs publics au profit des villes de l’intérieur. A savoir, parvenir à conférer une autonomie économique certaine à ces villes. Assortie d’une représentation des services administratifs et l’existence des infrastructures sanitaires, scolaires, universitaires publiques et autres. Qui soient à même de répondre aux différents besoins de leurs populations. De sorte à éviter à celles-ci, le maximum de déplacements sur Abidjan, pour satisfaire auxdits besoins.
Le décongestionnement, au demeurant indispensable de la capitale économique l’impose à ce jour. Tout comme le commande la notion même de développement tous azimuts du pays. Tant il est vrai que c’est de par la mise en place des conditions structurelles, favorisant l’épanouissement économique et sociétal des populations dans leurs cadres de vie quotidien, qu’un pays accède au développement. Le vrai développement.
Moussa Ben Touré
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
Côte d'Ivoire. Une application numérique au service des agriculteurs
-
L'enquête du jeudi. Baie de Cocody- (2/2)- A part le pont ADO, tout est dans l'impasse
-
L'enquête du jeudi. Baie de Cocody- (1/2)- Dix ans de travaux mais la lagune est toujours polluée
-
Côte d'Ivoire. Souleymane Diarrassouba présente le Plan national de développement
-
Côte d’Ivoire. Bourse scolaire - 36 000 F depuis 56 ans : les parents plaident pour une revalorisation
-
USA - Mondial 2026. Visas et billets pour les matchs : deux casse-tête pour la communauté ivoirienne
-
Côte d'Ivoire. Paludisme, dengue, choléra : des outils pour anticiper les épidémies
-
Côte d’Ivoire. La Fondation « Children Of Africa » renforce le plateau technique du centre de santé d’Assounvouè (Centre)
-
Santé publique. Nouvelle souche d’Ebola : les recommandations du ministère ivoirien de la Santé
-
Salon des Ressources animales et halieutiques : les États-Unis, invité d'honneur
-
Le diplomate belge accusé du meurtre de Patrice Lumumba est mort avant le début de son procès
-
Côte d’Ivoire. Tabaski 2026 : ce n’est pas encore l’affluence au marché du bétail d’Anyama
-
Côte d'Ivoire. Quand l'aéroport d'Abidjan perd le courant
-
Côte d’Ivoire. 86 178 chances de réussir : la jeunesse ivoirienne face au défi de l’emploi
-
Apologie du Terrorisme : Les médias «mainstream» dont l'AFP en première ligne
-
Dominique Ouattara : les paroles fortes d'une Première Dame engagée (2022-2025)
-
Côte d'Ivoire. Des orpailleurs armés de fusils, déférés pour infraction économique grave
-
Côte d’Ivoire : Le gouvernement met des boissons énergisantes hors de portée des enfants
-
Santé publique : l’hantavirus virus frappe en mer, Abidjan sonne la vigilance
-
Kibarou . France-Afrique : vers la fin de l’aide publique au développement ?
-
Les Forces armées maliennes et leurs partenaires russes déploient tous leurs efforts pour lutter contre les terroristes
-
Côte d'Ivoire. Des habitants de Bôdô (Tiassalé) demandent pardon, après les violences contre les autorités
-
Côte d'Ivoire. Fake : quand l’IA prend la voix du ministre Adjoumani pour “manger piment”
-
Coopération. La Côte d’Ivoire et le Belize : établissent des relations diplomatiques
-
Côte d'Ivoire. 2 700 km de nouvelles routes à construire
-
Côte d'Ivoire. 150 bidons d’huile frelatée saisie en pleine nuit à Bouaké
-
Diplomatie : La Côte d’Ivoire renforce sa coopération avec le Royaume-Uni et la Corée du Sud
-
Côte d'Ivoire. Ils se faisaient embaucher pour voler les motos
-
L’enquête du jeudi. Emplacements anarchiques des gares routières : ce n’est pas demain la fin du désordre à Abidjan
-
Côte d’Ivoire. Timbre fiscal obligatoire sur les paquets de cigarettes
-





