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Côte d’Ivoire. Un étudiant va en prison pour usage de faux

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A.Venance est étudiant en 2ème année du Brevet de Technicien supérieur (BTS). Parallèlement, il se débrouille, comme on a l’habitude de le dire, devant la mairie de Cocody, en aidant des gens à établir leurs documents administratifs. De petites courses qui lui permettent d’assurer le minimum de ses besoins, en attendant d’avoir du boulot à la fin de ses études. Les agents de la marie le connaissent en tant que tel et lui font confiance. Ainsi, quand ces derniers sont trop occupés, ils le laissent coller lui-même les timbres sur les documents qu’il vient faire établir, pour les personnes qui en font la demande. Puis, il revient aux agents de la mairie, d’apposer par la suite le cachet.

C’est ainsi qu’un jour, l’étudiant reçoit une dame qui venait faire légaliser son diplôme à la mairie de Cocody. Il se propose de l’aider à le faire rapidement. Il prend le document de la dame, entre dans l’enceinte de la mairie et le légalise. Très heureuse, elle retourne avec son diplôme légalisé dans les meilleurs délais. Le diplôme fait partie d’un dossier qu’elle doit déposer pour un test. Malheureusement après dépôt, son dossier sera rejeté car le timbre figurant sur le diplôme légalisé est faux. Toute furieuse, elle se rend à la mairie de Cocody pour se plaindre. A. Venance qui a été l’intermédiaire est aussitôt interpellé et conduit à la police.

Interrogé sur l’origine du timbre qu’il a collé sur le document, l’étudiant reconnait que ce n’est pas un timbre de la mairie. Quelqu’un lui a proposé un paquet de 20 timbres à 5000 francs. Il l’a acheté. Et c’est l’un de ces timbres qu’il a utilisé pour le document de la dame.

Mais lors de son procès devant le tribunal des flagrants délits, le 25 mars dernier, il a tenté de nier les faits. En prétendant ne pas savoir que le timbre était faux. Et qu’il n’aurait acheté que 2 timbres sur les 20 qu’on lui a proposés au prix normal de 500 francs par timbre. L’avocat de la mairie de Cocody qui a porté plainte, est surpris par la réponse du prévenu. D’autant plus que ce dernier avait reconnu le fait d’avoir fait du faux. Il a même cité son fournisseur de timbre falsifié, un certain Hamed qui résiderait à Abobo. L’avocat aurait voulu que le prévenu reconnaisse les faits de faux et usage de faux mis à sa charge, pour qu’on se penche sur son cas. Car, tout étudiant, il le sait, connait des moments difficiles, avant de trouver du travail. Il est obligé de faire de petits boulots pour s’en sortir. L’étudiant aurait mieux fait de reconnaitre son tort. L’avocat s’en est surtout pris au réseau de faussaires de timbre qui dit –il, sévit dans la commune de et dont il a vivement dénoncé l’existence. La mairie ne se constitue pas partie civile, pour réclamer quoi que ce soit au prévenu. La procureure, par contre, après avoir relaté les faits, a demandé à la juge de reconnaitre le prévenu coupable de faux et usage de faux, dans les documents administratifs mis à sa charge et de le condamner à 6 mois de prison ferme et 100 000 francs d’amende. « Je demande pardon », a pu finalement dire le prévenu, se sentant à la porte de la prison. « Quand on se cherche, on le fait honnêtement », a répliqué la juge au prévenu. Après délibération, A. Venance a été déclaré non coupable de faux. La juge l’a cependant reconnu coupable des faits d’usage de faux, dans les documents administratifs et l’a condamné à 2 mois de prison ferme et 50 000 francs d’amende.

Diomandé Karamoko



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