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Côte d’Ivoire. Elle rejette les exigences coutumières et religieuses, pour devenir une plasticienne prometteuse

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Née de parents musulmans, il n’était pas évident pour Aicha Karamoko dit Kara Aicha (son nom d’artiste) d’embrasser le métier d’artiste peintre. Il lui a fallu du cran face aux injonctions et vœux de son père, relevant beaucoup plus de la religion et de la tradition. Inutile de dire qu’elle a ainsi dû surmonter beaucoup de difficultés. Aujourd’hui, elle vit de son art à travers des évènements où elle expose ses oeuvres au public.

La famille de Aicha Karamoko a une tradition musulmane. C’est donc tout naturellement que dès sa prime enfance, son père l’a inscrite dans un établissement d’enseignement Franco-arabe. Très courageuse, la petite Aicha apprend vite. Et passe en classe supérieure chaque année. Ses matières préférées sont la lecture, les mathématiques et le dessin. Des matières dans lesquelles elle excelle et devient ainsi, la fierté de sa famille. Tout se passe ainsi bien. Et sa vie suit son cours normal auprès de ses parents à Bouaké dans le centre de la Côte d’Ivoire. Elle aime bien son père. Et lui également le lui rend bien. Mais, les choses se compliquent entre eux, quand elle rentre dans l’adolescence. Déjà son père voit en elle une femme. En effet, à 12 ans, le père de Aicha la propose en mariage à un homme de la grande famille. Sans même connaitre son avis et encore moins son accord. L’adolescente ne voit pas ce mariage d’un bon œil. Un mariage de famille qui lui est imposé, pour respecter la tradition. Alors que son père s’y attend le moins, elle oppose un refus catégorique à ce mariage. Lequel est non seulement précoce pour son âge, mais également préjudiciable à ses ambitions. Le père furax se sent humilié. Pour laver cet affront, il la renie. C’est alors qu’Aïcha quitte la maison familiale et va se réfugier chez son grand-père maternel, résident lui aussi à Bouaké. Nous sommes en 1997. Là-bas, elle ne reste pas les bras croisés. Elle entend voler de ses propres ailes. L’adolescente ambrasse alors plusieurs petits métiers. Elle est par moment vendeuse d’aloco,( beignet de banane plantain), souvent vendeuse de poisson frais ou servante. Entre temps, elle profite de son temps libre, pour s’isoler et faire des dessins sur des bouts de papiers.

Après un moment passé chez son grand-père maternel, sa mère la confie au mari de sa sœur à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire. Elle emménage donc dans cette ville chez sa tante. Là, Aïcha Kara aura l’occasion de s’adonner à sa passion. Et avec le temps et le courage, elle devient une véritable artiste avec la bénédiction de sa mère. « C’est à partir des difficultés vécues que j‘ai pu me forger pour devenir une plasticienne », déclare-t-elle. Elle s’exprime et s’épanouie à travers ses nombreux dessins. Aujourd’hui elle participe à de nombreux évènements dont le marché des arts, Pakinou, Africa mousso, Toile d’union au Burkina Faso. Optimiste quant à l’avenir, son souhait est de disposer d’un atelier de formation et d’être connue à l’échelle mondiale.

Diomandé Karamoko




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