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Politique

Côte d'Ivoire.Violences électorales de 2020 : Tous les auteurs seront poursuivis

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« Tous ceux qui ont contribué à la désobéissance civile aux élections présidentielles de 2020 seront poursuivis », a annoncé le procureur de la République Adou Richard. Il a donné cette information au cours d’une conférence de presse, qu’il a animée le lundi 27 décembre 2021 à Abidjan-Plateau.

Selon le procureur de la République, il s'agit de toutes les personnes dont la culpabilité pourrait être retenue au cours des procès à venir. « Elles subiront toutes, la rigueur de la loi pénale. L'objectif étant de lutter contre l'impunité des auteurs des infractions graves commises surtout à chaque période électorale », a-t-il poursuivi. À en croire Adou Richard, les trois Juges d'Instruction en charge de toutes ces procédures pourront, à la suite de l'information judiciaire, situer le degré de responsabilité des différentes personnes interpellées, y compris les financiers de ces actes de violence.

Le Procureur de la République a indiqué qu’à ce jour, deux cent trente-trois personnes, impliquées à divers degrés dans la commission de ces infractions graves, ont été interpellées dans plusieurs localités du pays. Et quarante autres personnes ayant été formellement identifiées, sont activement recherchées pour avoir participé à ces évènements. « La grande majorité de ces personnes a bénéficié d'une mise en liberté provisoire ou a été placée sous contrôle judiciaire. Il y a lieu de préciser que seules, onze personnes sont toujours détenues préventivement », a-t-il déclaré.

Pour rappel, la coalition des partis de l'opposition dirigée par le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, avait appelé la population ivoirienne «à se mobiliser pour des manifestations sur l'ensemble du territoire » ainsi qu'à la désobéissance civile et au boycott actif. Cette désobéissance civile et ce boycott actif visaient, selon leurs initiateurs, à empêcher par tous moyens, la tenue de l’élection présidentielle en octobre 2020. Après ces différents mots d'ordre à l'endroit de la population, l'opposition avait aussi annoncé, la mise en place d'un organe de transition dénommé Conseil National de Transition (CNT), devant se substituer aux institutions républicaines légalement établies. Consécutivement à ces différents appels, des actes portant atteinte aux personnes et aux biens tant publics que privés, constitutifs d'infractions graves à la loi pénale, ont été commis dans plusieurs localités du pays. « Ces violences électorales ont fait officiellement 85 morts et près de 500 blessés dans le pays, entre août et novembre 2020», a conclu le procureur de la République.

Boubakar Barry





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