Fait remarquable : la tendance est heureusement baissière depuis le mois d’août, en matière de contamination à la covid 19. Un fait dont nous nous réjouissons tous et que les autorités sanitaires mettent principalement sur le compte de la propension de plus en plus croissante des Ivoiriens à se faire vacciner. La maitrise des soins prodigués aux malades reçus dans les cadres d’hospitalisation dédiés, est tout aussi remarquable, du fait d’une réduction continuellement notable, du nombre de personnes empotées par la maladie.
Pour autant, il faut se rendre à l’évidence. Au regard de ce qui se passe autour de nous, notamment l’avènement du nouveau variant baptisé Omicron, fortement répandu sur le continent africain, qu’ailleurs dans le monde, il y a lieu de craindre une subite résurgence des contaminations. Et pour se faire, se montrer surtout très précautionneux. Aussi, convient-il d’apprécier et de saluer la décision des pouvoirs publics, d’avoir bien voulu anticiper en, adoptant des mesures contre une éventuelle recrudescence du taux de contamination à Abidjan. Il faut espérer et surtout souhaiter vivement qu’à travers l’application de ces différentes mesures, un accent particulier soit mis sur le contrôle aux frontières terrestres et aériennes. Nul n’ignore la trop grande porosité de nos frontières terrestres. A preuve, en dépit du fait qu’elles sont dites officiellement fermées, elles enregistrent au quotidien, d’importants passages de voyageurs. Mais, disons- le sans fioritures, cela ne peut aussi être possible, qu’avec la complicité des agents commis à faire respecter l’interdiction de franchir la frontière.
Alors que, dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ou Cedeao, le variant omicron est déjà présent au Ghana et au Nigeria. Deux pays avec lesquels la Côte d’Ivoire échange beaucoup, surtout par voie terrestre, de jour comme de nuit. Directement et par pays interposés ; Et quand on sait que dans quelques semaines, le monde entier va vivre les fêtes marquant la fin de l’année en cours, il y a bien lieu d’être inquiet. Se faire du mauvais sang, aussi bien pour ceux qui quittent le pays pour aller fêter à l’étranger, comme pour tous ceux qui viennent vivre ces derniers moments de 2021, en terre ivoirienne. On le voit bien, l’importance du contrôle aux frontières devient donc capitale. Cette fin d’année est dans l’ensemble une période critique, qui nous interpelle tous et chacun. Elle l’est d’autant plus qu’au motif qu’il faut saisir l’occasion de s’éclater en vue de marquer l’avènement de la nouvelle année, nombre de personnes voudront se laisser aller. Se lâcher tout en foulant quasi inconsciemment au pied, les mesures barrières. Animé du mauvais et absurde sentiment que le pire ne pourra pas leur arriver. C’est tout dire sur la nécessité absolue pour chacun, de bien avoir plutôt présent à l’esprit, la multiplication des risques de contraction du virus. Une prise de conscience qui appelle à des renforcements personnels des dispositions individuelles, relativement aux mesures barrières. Tant il est vrai que, la vaccination quelle qu’en soit la dose inoculée, n’empêche pas intégralement d’être exposé à la contamination. De plus, le variant Omicron est réputé plus dangereux que tous ceux qui ont jusqu’ici été identifiés. Alors attention.
Moussa Ben Touré
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COMMENTAIRES
Publié le :
14 décembre 2021Par:
Lago TapeOui, mais les ivoiriens indisciplinés sont réticents au port systématique du masque, au respect des distance-barrières surtout dans les ascenseurs des Tours administratives au Plateau par exemple ou au marché par exemple (où tout le monde devrait porter des gants pour toucher les fruits par exemple...ainsi que son masque... et ne plus tousser dans ses mans mais dans son coude...)... Bref! Et puis notre couverture vaccinale est faible. Les vaccinés sont encore trop peu nombreux! Les inquiétudes concernant la sécurité, les effets secondaires et l’efficacité sont monnaie courante — et exprimées même parmi les agents de santé de CI... Les vaccins contre la COVID-19 sont considérés comme moins sûrs et efficaces que d’autres vaccins par les personnes interrogées. La suspension de l’utilisation du vaccin AstraZeneca dans certains pays d’Europe, les données sud-africaines sur son efficacité et l’arrêt temporaire du vaccin Johnson & Johnson aux États-Unis afin d’étudier des cas de caillots sanguins, ont ébranlé la confiance dans la vaccination contre la COVID-19. Plusieurs pays d’Afrique ont fini par refuser le vaccin AstraZeneca. Les réseaux sociaux ont en outre facilité la diffusion de messages de désinformation et de théories complotistes. Les croyances religieuses jouent également un rôle dans l’acceptation du vaccin. Plusieurs personnes interrogées déclarent que la prière musulmane ou évangélique est plus efficace que la vaccination. La perception de l’importance de la menace que représente la COVID-19 et du risque de contracter le virus influence aussi les comportements. En Côte d’Ivoire, les personnes qui nient l’existence de la COVID-19 sont peu susceptibles de vouloir se faire vacciner. L’acceptation du vaccin parmi les individus connaissant une personne infectée par le virus ou décédée des complications liées au virus est supérieure de beaucoup à celle des individus n’ayant pas rencontré de malades du COVID-19 ou ne connaissant pas de personnes décédées du COVID-19. Cependant, même lorsque les personnes interrogées connaissent une personne contaminée par la COVID-19 ou même décédée de la maladie, elles en sous-estiment encore la menace.publicitéPLUS D'ARTICLES
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Publié le :
14 décembre 2021Par:
Fatou Diagne