Ivoiriens, Ivoiriennes,
Populations vivant en Côte d’Ivoire,
Chers compatriotes,
Les violences à l'égard des femmes et des filles constituent une violation des droits de la personne humaine et des libertés fondamentales. Elles constituent également un problème de santé public et empêchent partiellement ou totalement les femmes de jouir desdits droits et libertés.
En effet, les violences faites aux femmes et aux filles, ont de multiples conséquences qui se manifestent notamment par :
le traumatisme affectif et physique ;
la dépression, la peur, la perte de confiance en soi ;
la dislocation des familles ;
les pertes de vies et le suicide.
Chaque année, la période du 25 Novembre au 10 Décembre, marque la commémoration de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles dans le monde entier.
Pour la 31ième édition qui est célébrée cette année, le thème adopté au niveau international est : « ORANGEZ LE MONDE : METTONS FIN AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES MAINTENANT ».
Le thème national qui sera traité sur la période de cette campagne est : « ORANGEZ LE MONDE : TOUS ENSEMBLE METTONS FIN AUX VIOLS. C’EST MAINTENANT ! ».
Chers compatriotes,
Aujourd’hui, le dispositif national de réponse s’est fortement amélioré. Toutefois, la problématique des violences faites aux femmes et aux filles demeure. Elles ont atteint des proportions inquiétantes avec l’avènement de la pandémie de la Covid-19. Les données statistiques sont alarmantes et nous interpellent tous.
Selon le rapport statistique sur les Violences Basées sur le Genre de 2020, ce sont 5.405 cas de VBG qui ont été rapportés et prise en charge dans les services sociaux en Côte d’Ivoire dont 822 cas de viols. La majorité de ces cas de viols était perpétrée sur les mineurs de moins de 18 ans, soit 77%.
C’est l’occasion pour le Gouvernement ivoirien d’adresser ses remerciements et ses encouragement aux hommes, aux femmes, aux Organisations de la Société Civile, aux Institutions nationales et internationales, qui travaillent avec abnégation pour l’élimination de toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles.
Nous voudrions en appeler à la conscience individuelle et collective pour une forte mobilisation contre ces crimes, afin de les réduire voire les éradiquer.
Que chacun joue sa partition avec conscience et rigueur dans le respect des principes directeurs et des principes d’éthiques. Nous devons œuvrer pour l’intérêt de nos populations et particulièrement celles qui sont fragilisées par ces abus. Il nous faut les protéger et penser à leurs mieux-être.
Ivoiriennes, ivoiriens,
Chers compatriotes,
Je voudrais interpeller toutes les forces vives de la lutte contre toutes les formes de violence à s’impliquer activement dans l’organisation de ces 16 jours d’activisme contre les violences.
Oui, forces de l’ordre, travailleurs sociaux, professionnels de la santé, acteurs judiciaires, professionnels de la communication, Organisations de la Société Civile, partenaires techniques et financiers et toutes sensibilités acquises à la cause de la protection des femmes et des filles, nous avons fait du chemin mais les brimades des femmes continuent, les viol des adolescents n’ont pas cessés...
Pour mettre fin à la culture du viol, les auteurs doivent payer pour leurs actes. Femmes de Côte d’Ivoire, sortez de vos peurs de vos torpeurs, bisez le silence et dénoncer. Joignez vos voix à celle du Gouvernement et envoyons un message fort, de tolérance zéro.
Unissons nos forces, parce qu’ensemble, nous constituons le bouclier de prévention et un rempart contre ces violences à l’égard des femmes et des filles.
Ensemble, disons NON au viol !
Disons non aux violences à l’endroit des femmes et des filles !
Soyons tous mobilisés et agissons maintenant !
Ministre Nassénéba Touré
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COMMENTAIRES
Publié le :
26 novembre 2021Par:
Maddoc KoyakaLe Centre de prévention d’appui et d’assistance aux victimes de violences sexuelles [vandalisé lors de la crise post-électorale de 2011] a été réhabilité [grâce aux fonds du PNUD] et est de nouveau opérationnel depuis l’automne 2020, mais il ne possède que dix lits et est situé dans le quartier d’Attécoubé, très difficilement accessible pour les femmes des localités d’Abobo ou d’Anyama. Il faudrait un lieu d’accueil et de transit dans toutes les communes de la capitale, géré par du personnel qualifié qui pourrait offrir un véritable accompagnement psychologique et prévoir la réinsertion socio-économique de ces victimes.Publié le :
26 novembre 2021Par:
Fatou DiagneEst-ce que la Côte d'Ivoire va reconnaître aussi le viol conjugal? Cela est courant dans les cas de mariages traditionnels forcés où on marie des jeunes filles qui ne sont pas encore sorties de l'adolescence...Autre fait notable : la victime d’un viol est encore largement, dans la conscience populaire, responsable de ce qui lui est arrivé. La plupart des hommes que nous avons interrogés justifient les viols par des attitudes ou des vêtements qu’ils jugent provocants. Subsiste l’idée que la femme l’a cherché. Les victimes sont d’ailleurs souvent culpabilisées et reçues avec beaucoup de légèreté dans les commissariats quand elles souhaitent porter plainte. La police conditionne encore régulièrement l’enregistrement de la plainte à la délivrance d’un certificat médical, même si un arrêté ministériel stipule que les officiers de police judiciaire n’ont pas à l’exiger. Nous préconisons que ce certificat médical, facturé plus de 50 000 francs CFA voir même100 000 CFA [ entre 100 et 200 US Dollars], soit rendu gratuit pour les victimes en situation de précarité. (mineures, femmes de ménage et servantes...)Publié le :
26 novembre 2021Par:
Lago TapeDepuis peu (l'annonce a été faite en octobre 2021 et le porte-parole du gouvernement avait indiqué alors qu'un projet de loi à cet effet avait été déposé auprès du Parlement), un certificat médical n’est (donc) plus exigé pour dénoncer un viol en Côte d'Ivoire... La question ici est de savoir si les Forces de l'Ordre ont été sensibilisées pour cela. En effet, aujourd'hui encore, beaucoup de victimes de viol ne peuvent pas porter plainte car nos Forces de l'Ordre refusent de les écouter si elles n'ont pas de certificat médical... Le certificat médical n'étant pas gratuit, mais très onéreux (coûtant souvent plus de 100 000 CFA ou plus) est un frein à la poursuite en justice des violeurs. Les victimes étant le plus souvent de jeunes élèves mineures violées par leurs enseignants, tuteurs ou même camarades de classe ou par des parents (inceste)...publicitéPLUS D'ARTICLES
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Publié le :
26 novembre 2021Par:
korotoumou Cissé Boga