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Kibarou

Cop 26 à Glasgow, on n’en attendait pas grand-chose pour l’Afrique

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Le rideau est tombé sur la vingt sixième Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement climatique. Une douzaine de jours de rencontre à Glasgow au Royaume Uni d’Angleterre, pour pas grand-chose, en réalité. Encore une fois, les plus gros pollueurs de la planète par le gaz carbonique qu’ils émettent à travers l’usage des énergies fossiles, que sont notamment le charbon et le pétrole surtout, ont mené le monde en bateau. En effet, s’il est vrai que les Etats Unis, la Chine, la Russie, l’Inde plus grand utilisateurs mondiaux de ce gaz , ont pris des engagements pour la plupart verbaux, allant dans le sens d’une réduction notable de leurs exploitations, il apparait qu’aucune garantie concrète ne permet d’y croire. Pas de plan, de mécanismes, d’actions programmées, à cet effet. Et encore moins d’objectifs chiffrés à atteindre, dans une période bien précise. Qui soit définie conformément aux urgences climatiques s’imposant chaque année un peu plus au monde. Et qui concourent toutes, à faire limiter à 1, 5% le niveau de réchauffement de la terre, par rapport à l’air préindustrielle.

Au profit des pays à économie et niveau de développement assez fragile, que sont de ceux de l’Afrique, ainsi que les pays insulaires, le traditionnel plaidoyer d’assistance technique , mais surtout d’appuis financiers, pour leur adaptation aux différentes conséquences du changement climatique, n’ont encore une fois pas manqué. Pour autant, à ce niveau également et comme nous l’avons déjà prédit, cela n’a point constitué la tasse de thé des différents décideurs et gros argentiers de ce monde. L’on a simplement reconnu, avec un certain semblant de considération, la nécessité d’accroitre l’enveloppe d’aide de 100 milliards de dollars, annuellement promise à ces pays. Quand on sait que ce montant n’a en réalité jamais été atteint par an, l’on est bien en droit de se demander si cette augmentation envisagée va effectivement s’opérer. Et surtout quand cela va –t-il se faire ? En ce qui la concerne particulièrement, c’est à un besoin financier estimé actuellement à 700 milliards de dollars, qui du reste pourrait atteindre très rapidement plus de 1500 milliards de dollars par an que, l’Afrique aspire pour son adaptation , aux exigences, aux contraintes écologiques et climatiques du réchauffement de la planète.

Ainsi que nous l’avons également déjà écrit lundi dernier, dans cette même chronique, les gouvernants africains gagneraient à s’abstenir de reposer tous leurs espoirs comme c’est malheureusement le cas, sur cette aide financière de la communauté internationale. Aide qui n’arrive toujours pas comme il se doit. Les Contributions Nationales Déterminées ou CND , incarnant l’ensemble des actions et initiatives que ces pays se sont engagés à réaliser, pour faire face à ces conséquences de la dégradation du climat, n’ont pour nombre d’entre elles, pas jusqu’ici été véritablement inscrites, au rang des priorités d’investissement. C’est que les pays africains continuent d’espérer, en s’accrochant à la réalisation des seules infrastructures de base, que sont les écoles, les hôpitaux, les routes, ainsi que les différents équipements économiques, en termes d’actions prioritaires.

S’il est indéniable que ces infrastructures répondent, à de réels besoins vitaux exprimés à la base par les populations, il est aussi de plus en plus urgent, d’être tout aussi très regardant sur la réalisation des CND. Et cela, en réfléchissant à la recherche des stratégies locales de financement. La perception du long terme, que représente l’atteinte des résultats attendus de ces CND, une fois réalisée au bout de quinze ou vingt ans, fait croire à nombre de dirigeants du continent, qu’ils leur reste encore beaucoup de temps, pour s’y mettre. Et qu’ils peuvent ainsi continuellement s’appesantir sur les promesses d’assistance des pays riches. Pendant que sous leurs yeux, les conséquences affreuses des catastrophes naturelles, constituant chaque année, la résultante du réchauffement de la planète, endeuillent leurs populations. Et que des milliers de déplacés climatiques provenant des milieux ruraux de leurs pays, fuyant la pauvreté exacerbée par les sécheresses, les dégradations des sols et la destruction des ressources en eaux, viennent subitement grossir les populations des agglomérations urbaines, avec toutes les difficultés d’insertion qui en résultent. Rien de tout cela ne semble réellement inquiéter la plupart de ces gouvernants africains. Et encore moins, les aiguillonner à prendre à bras le corps, la problématique, à travers les différentes solutions connues. Avec en prime, une orientation sincère, volontariste, rationnelle, ambitieuse et durable dans l’usage des énergies renouvelables. Ainsi que la promotion au sein des populations d’une conscience écologique, sous –tendue par des comportements et des initiatives protecteurs de l’Environnement. Toute chose, constituant la trame de la transition énergétique. Ce changement s’opère déjà dans différentes Sociétés européennes, pourquoi pas aussi dans celles de l’Afrique ?

Moussa Ben Touré



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