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Sport

Les Éléphants jouent utile et efficace.

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Ils ont assuré l’essentiel en étrillant le Malawi ce vendredi 8 octobre 2021 en Afrique du Sud (0-3) pour le compte de la troisième journée des éliminatoires du mondial 2022. Côte d’Ivoire-Malawi, (quatrième journée, c’est à Cotonou, au Benin. le 11 octobre 2021. Les innocents ont toujours les mains pleines. Je serai témoin de cette rencontre au stade de l’amitié… Famille, merci!

Trois buts buts à zéro. Trois buts marqués à des moments-clé du match, quand le vent était favorable pour les Malawites. Le premier but est le parfait coupe-pied, à 10 mn de la pause: un centre de Serge Aurier, au second poteau, mauvais appréciation du défenseur, la chute est sur le pied gauche de l’expérimenté Max Gradel. Que de frayeurs dans le camp ivoirien avant ce but: le côté droit de la défense des Éléphants flotte, Serge Aurier est court physiquement. Heureusement, Gbohouo Sylvain ne tremble pas sur sa ligne de but.

Au retour des vestiaires, grosses frayeurs dans la zone ivoirienne. La défense est mise à rude épreuve, Gbohouo alterne le bon et le moins bon et garde sa cage inviolée, grâce à son bon placement. Et puis, au moment où l’équipe locale s’y attendait le moins, l’expérience fait la différence. Une action placée, décalage millimétré de Gervinho pour Sangare Ibrahim et tranquillement et sereinement, le milieu de terrain du PSV Eindhoven, classe Richard Chipuwa, le gardien du Malawi (86 ème). Et puis, Boga Jérémie, sur une action de métier, assure le résultat et ouvre son compteur-but en sélection. « « C’était un match compliqué avec une équipe qui ne jouait pas au ballon. Qui essayait de nous avoir au second ballon. Nous avons marqué le premier but en première mi-temps et on a réussi à fermer le match. Sur mon but, la première idée était de décaler sur mon pied droit et frapper. Les défenseurs m’ont bloqué. J’ai fait une feinte, passer sur mon pied gauche après je me suis pas posé de question, j’ai tiré et Dieu merci, c’est rentré. », dit le sociétaire de Sassuolo.

C’est clair que ce n’était pas le match le plus abouti des Éléphants, version Patrice Beaumelle. Des errances en défense, des fautes aux abords de la surface de réparation, des pertes de balles et de la précipitation au milieu du terrain, mauvaises transitions milieu-attaque… Mais l’essentiel est fait, la bataille à distance avec les Lions Indomptables fait rage. Avec un avantage certain pour les Éléphants. Avant les retrouvailles en novembre à Yaoundé, chaque équipe fait le plein de buts et d’oxygène. Les Camerounais avec un Choupo-Moting retrouvé, ont battu le Mozambique (3-1). Ils gardent la deuxième place de la poule D avec 6 points en trois matches, derrière les Ivoiriens, 7 points en autant de matches.

Pour le Français Patrice Beaumelle et ses poulains, l’équation est simple à Cotonou: trois points de nouveau. Garder la concentration nécessaire et l’efficacité suffisante.

Encadré/France-Afrique: Échanges générationnels

Les chefs d’Etat africains en ont certainement la graine. Ce qu’ils ne font pas chez eux, le président Français le fait avec les jeunes de leurs pays respectifs. Eux, se comportent en demi-dieux, une fois élus, tiennent les jeunes loin des palais ou se souviennent d’eux lors des campagnes électorales pour placer les chaises et bâches ou remplir les salles. Les ministres en charge des questions des jeunes font plus de la propagande qu’ils n’écoutent les pulsions et les murmures qui sortent du fond de la société. La récitation est connue: les présidents-fondateurs travaillent à donner du travail aux jeunes, les chiffres des emplois créés auxquels les ministres eux-mêmes ne croient pas sont chantés à longueur de journée. Les gouvernements africains craignent les jeunes. Ils les maintiennent en laisse ou presque…

On peut tout dire de Emmanuel Macron, mais il sait se soumettre à l’exercice des échanges avec sa génération. Ils écoutent patiemment, réplique et percute. Il sait qu’il ne convainc pas toujours mais laisse exprimer l’opinion dissidente.

La rencontre de Montpellier ne changera sûrement pas grand-chose aux relations France-Afrique. Les intérêts géo-politiques et géo-stratégiques en jeu dépassent les jeunes invités par la France. Mais au moins, l’ancienne puissance coloniale a attendu ce que les chefs d’Etat et officiels africains n’ont pas l’habitude du lui cracher: la condescendance française est étouffante. Les jeunes africains en ont dans la tête et dans le ventre. Ils ont du génie. Ils veulent du respect pour l’exprimer. Ils ne veulent plus du biberon. Ils appellent à la rupture du cordon coloniale. Ils demandent un rapport et une coopération gagnant-gagnant…

Fernand Dédeh





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