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Kibarou

Le monde au chevet de sa biodiversité

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La Conférence mondiale de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) s’est ouverte le 3 septembre dernier à Marseille, dans la deuxième grande ville française. Une rencontre de grande importance. En ce sens qu’elle porte sur l’évaluation de l’état actuel de ces composantes essentielles de la nature que constitue la diversité biologique. Appellation générique écologico biologique qui regroupe toutes les espèces végétales et animales, concourant au maintien de l’équilibre de la nature. Un équilibre qui n’en est plus un réellement aujourd’hui. Et dont aucun peuple sur la planète terre, n’est non plus à l’abri des conséquences de plus en plus désastreuses et manifestes. En effet, il ne se passe plus une année, sans que le monde n’enregistre des incendies monstrueux, des ouragans, cyclones ou tempêtes furieuses. Toujours assortis de pluies diluviennes et d’inondations destructrices et meurtrières. Des catastrophes qui sont bel et bien en liens étroits avec les changements climatiques, ainsi que le stipule le dernier rapport des experts de l’Onu sur le climat. Ce qui vient mettre fin aux supputations de certains gros industriels, visant à faire croire que le dérèglement climatique actuel, n’est pas une réalité. Que les catastrophes annuellement subies par la nature, ne découlent point de ce phénomène. Et plus grave encore, que les gaz à effet de serre hautement nocifs à la nature et dont la production est imputable au fonctionnement de leurs industries, ne sont guère responsables de ce dérèglement du climat..

Alors, peut- on encore douter de l’importance et surtout de l’intérêt planétaire qu’il y a à préserver les faunes, les forêts, les savanes, les cours d’eaux ? Lesquels sont les zones de concentration des espèces végétales et animales, indispensables à l’existence même de la nature, dont ils assurent et maintiennent l’équilibre. Donc à la vie humaine. Jamais dans l’histoire de notre planète, sauver la nature ne se sera imposé avec autant d’acuité à l’humanité qui, après tout demeure à l’origine de son déséquilibre croissant. Lequel s’avère chaque année, un peu plus inquiétant. C’est que, cette humanité- là, est à ce jour prisonnière et victime de ses propres progrès scientifiques et économiques. Lesquels ont été accomplis, sans se soucier du maintien de l’équilibre de la nature, de l’environnement tout court. Il aura donc fallu détruire pour construire, pour se développer, pour s’épanouir. Une option de développement aujourd’hui littéralement remise en cause, à travers ses fondements, ses théories, les technologies et autres moyens utilisés pour l’appliquer. Sauver ce qui reste, ou peut encore l’être de la biodiversité, pour sauver la planète et partant l’humanité. Voilà la nouvelle donne qui sous -tend par l’entremise de différentes désignations et vocables, ce que devra être la caractéristique fondamentale de la nouvelle option de tout épanouissement sociétal humain, à l’échelle de la planète.

La chance est ici naturellement offerte au continent africain, de s’imprégner de cette réalité, pour se définir une option de développement marquée par la sauvegarde véritable et effective de ses différents systèmes écologiques. Ce faisant, il s’agit bien pour elle de se départir de toute forme d’application servile des modèles développement qui se présentent à ses différents pays. Des modèles déjà expérimentés en occident et dont la responsabilité dans le déséquilibre écologique mondial actuel, est bien établi. Il revient donc aux Etats africains, de repenser leurs différents systèmes et approches de la notion même du bien être sociétal. Se développer comme il se doit, mais sans que le modèle économique choisi pour le réussir, ne porte atteinte à la nature, à l’environnement. Voilà ce que c’est que le développement propre, ou le développement durable. Dont malheureusement, la dynamique tarde encore à se mettre véritablement en place dans nombre de nos Etats.

Moussa Ben Touré




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