Déjà 11 ans qu'il n'est plus là... Patrick Saint-Eloi nous quittait le 18 septembre 2010, des suites d'une longue maladie... .... Chanteur emblématique du groupe Kassav de 1982 à 2002, il se lance par la suite dans une brillante carrière en solo, avec succès...
Sa voix était connue de tous... Il était le chanteur de zouk le plus populaire chez nous... Patrick Saint-Eloi, le crooner, le pilier et défenseur de notre culture s'éteignait le 18 septembre 2010.
La musique, une passion dès le plus jeune âge
Dès sa naissance, le 20 octobre 1958 à Pointe-à-Pitre, la musique a toujours été au centre de son univers. A l'âge de 17 ans, il quitte la Guadeloupe, direction Paris. Là bas, il continue à nourrir sa passion... Après avoir touché de nombreux instruments, il goûte au chant. In rejoint le groupe VEnus One, repéré par Pierre-Edouard et Georges Décimus. Une rencontre avec les deux frères, déterminante pour la suite de sa carrière... Ils sont en train de créer leur propre groupe et recherchent un chanteur. Ce groupe deviendra Kassav', le plus grand groupe des Antilles Guyane. Le zouk devient la musique référence de nos départements et Kassav' son fer de lance. Le monde entier découvre le zouk.
La machine Kassav'
Le succès est au rendez-vous pour le groupe qui enchaîne les disques d'or. Saint-Eloi, comme les autres membres de Kassav' se lance également en solo. Son premier album, Mizik cé lanmou, en 1982 remporte un vif succès. D'autres suivront , A la demande en 1984, Bizness (avec J-P. Marthély) en 1985, Bizouk en 1992, Zoukamine en 1994, Marthéloi (avec J-P. Marthély)en 1996 puis Lovtans en 1998, pour ne citer qu'eux. Des disques comportant de nombreux tubes "Zouké", "Ki jan ké fè", "Mistè la via", "Rev an mwen", "La i pann' i sèk"... Il aborde des thèmes aussi variés que l'amour dans ses zouk love inimitables, ou encore l'inceste et rend un hommage aux victimes de l'esclavage dans son titre "Réhabilitation". Les tournées à travers le monde, les salles de concerts sont son quotidien, avec Kassav. Son groupe qu'il décide de quitter en 2002 pour se consacrer pleinement à sa carrière solo, chez lui, en Guadeloupe.
Son "retour" au pays après Kassav'
L'artiste revient en 2005 avec un nouvel album "Plezi". Patrick Saint-Eloi se fait plaisir dans ses compositions et ses duos, comme celui avec Daly, sur "Respè". S'ensuit une tournée dans l'Hexagone, puis en 2007, un best-of baptisé Zoukolexion. Le 16 juin 2007, une date qui restera dans sa mémoire. Son nom seul est à l'affiche, du Zénith de Paris. L'année d'après, le 13 août 2008, c'est dans son île natale qu'on lui rend hommage. La Région Guadeloupe organise un concert, dans sa commune du Moule, devant plus de 30 000 personnes. Quelques mois plus tard paraît Zoukolexion vol. 2.
La Guadeloupe perd l'un de ses ambassadeurs
Dans les mois qui suivent, on entend de plus souvent parler de sa maladie. Patrick Saint-Eloi souffre d'un cancer. Il décède le 18 septembre 2010. La nouvelle de sa mort se propage comme une onde de choc en Guadeloupe, mais également en Martique, en Guyane et outre-Atlantique.
Le zouk a perdu son plus fidèle défenseur... Lui qui n'a jamais chanté qu'en créole...
Patrick Saint-Eloi a été inhumé au Moule, après une veillée populaire sur la place de la liberté au Moule. Des milliers de Guadeloupéens viennent lui rendre un dernier hommage, ainsi que ses anciens partenaires de Kassav'.
Les membres du groupe Kassav' se recueille devant le cercueil de Patrick Saint-Eloi.
GENERATED_OK
-
COMMENTAIRES
PLUS D'ARTICLES
-
Côte d’Ivoire. Logements sociaux: de nouveaux critères pour mieux cibler les bénéficiaires
-
Célébration des 90 ans d’Abdou Diouf : Une exposition et une conférence au Musée des Civilisations noires
-
Le maire de Chicago défie le plan de Trump pour réprimer l’immigration
-
Côte d’Ivoire. Les médecins généralistes revendiquent leur place de « base de la pyramide sanitaire »
-
Côte d'Ivoire. Présidentielle : 60 candidats, tous déclarés partants… provisoirement
-
Le dernier esclave qui étreignit l’avenir
-
Côte d’Ivoire. Un départ de feu rapidement maîtrisé à l’Ivoire Trade Center
-
Côte d’Ivoire. Inscriptions au primaire : Les parents d’élèves font l'école buissonnière
-
Jeux illégaux : Plus de 110 machines à sous consumées par les flammes à Akouedo-Attié
-
L’Enquête du jeudi. Que deviennent les couvercles des égouts à Abidjan ?
-
Côte d’Ivoire. Une trentaine de professionnels des médias formés sur la couverture des élections
-
Côte d'Ivoire. Le RHDP a loué “à ses frais” les bus de la Sotra (Communiqué)
-
Côte d’Ivoire. L’Ambassadeur de l’UE fait ses adieux à Ouattara
-
Cameroun : Jean-Bruno Tagne interpelle Paul Biya, candidat invisible de la présidentielle
-
Côte d’Ivoire. Plus de 39 milliards Cfa des Etats-Unis pour construire le Centre national de données
-
Présidentielle 2025 : Alassane Ouattara a déposé sa candidature dans une ambiance festive
-
Jeune Afrique : « L’opposition camerounaise est-elle la plus bête d’Afrique ? »
-
Côte d’Ivoire. Une attaque perpétrée dans un village de TEHINI fait 4morts.
-
Guinée Bissau : Le premier ministre s'est évanoui en plein discours d'Embalo, évacuation à Dakar
-
Non violence et Paix : 450 bénévoles internationaux formés à Abidjan
-
Autonomisation et épanouissement des femmes : le gouvernement ivoirien réaffirme son engagement par des actions concrètes
-
Réquisition de la peine de mort contre Kabila : Cabri mort n’a plus peur de couteau
-
Avocats de Gbagbo et de l’Etat de Côte d'Ivoire : chacun voit midi à sa porte
-
Côte d’Ivoire. Toujours la peur à Ono-Salci, après un affrontement intercommunautaire
-
Les États-Unis et la France condamnent les atrocités contre les civils dans l'Est de la RDC
-
Côte d’Ivoire. Le ministère de la Construction met en garde contre des opérations immobilières illégales
-
L’Enquête du jeudi. Côte d’Ivoire. Quand ils reviennent au pays… Comment la diaspora reprend pied
-
Reportage. Au cœur du temple des pythons à Ouidah (Bénin)
-
Afrobasket 2025 : le Mali élimine la Côte d’Ivoire au terme d’un match de légende
-
Exécution sommaire de 140 civils par le M23 à Rutshuru (HRW)
-