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Kibarou

Apprendre à observer pour dénoncer

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Il n’y a plus lieu de se leurrer : la Côte d’Ivoire est aussi devenue une terre en proie au terrorisme. A travers sa partie septentrionale, où des attaques ont déjà été perpétrées, assorties toujours de morts d’hommes. On parle d’une vingtaine de soldats tués jusqu’ici sur l’ensemble des attaques commises. Et plus inquiétant encore, est la détermination des terroristes à sévir. En dépit de toutes les dispositions défensives adoptées contre eux. Comme le démontre bien, le changement des modes opératoires. En effet, des attaques frontales ou par surprise des positions des Forces de défense ivoiriennes, qui ne leur ont pas réussi tant que ça, en ce sens qu’il s’agissait pour eux, de prendre le contrôle effectif des localités agressées, ils sont à présent passés à la pose de mines. Des façons de procéder qui ne paraissent pas faciles à prévoir et à compromettre d’avance, certes. Mais qui ne peuvent être conçues et appliquées sans complicités internes non plus. Il est fort probable que, de façon totalement inconsciente, les habitants des localités attaquées jusqu’ici, leur auront d’une manière ou d’une autre facilité la tâche. De jeunes gens désœuvrés, auxquels ils ont miroité les facettes d’une future vie de richissime, en les appâtant avec quelques subsides financiers et des motos, ont gagné leurs rangs depuis. Et tout continue de se passer à Kafolo ainsi que dans les autres localités comme, si le phénomène du terrorisme dont leurs habitants sont de plus en plus victimes, relevait d’une fatalité. Laquelle les conduit à se réfugier quotidiennement dans une torpeur perpétuelle. Sans susciter en eux, la faculté à réfléchir à la moindre organisation, susceptible de compromettre les velléités d’attaques terroristes. Par exemple, s’assurer chaque jour à vérifier les allées et venues dans le village des personnes qui lui sont étrangères. Espionner tous leurs faits et gestes, connaitre les familles ou personnes qu’elles fréquentent dans le village. En somme, un véritable travail de renseignements secrets, auquel tout le monde doit s’adonner avec en prime, le chef du village et sa notabilité, en étroite collaboration avec les Forces de défense en place. Qui ont d’ailleurs grand besoin d’informations, ou de renseignements pour combattre les terroristes. Cela exige d’inculquer à ces populations, la culture de l’observation et de la dénonciation qui vont avec. Une vigilance permanente consistant à tenir à l’œil, tous ceux qui adopteraient des comportements étranges ou simplement suspects. C’est aussi le lieu de mettre à contribution le savoir- faire des chasseurs traditionnels que sont les Dozos, dont on a pu expérimenter en d’autres temps, la capacité à assurer la sécurité des villages du nord. Leur foyer culturel d’origine.

De plus, le parc national de la Comoé, aire protégée de plus d’un million d’hectares, reste à ce jour la base des replis tactiques des terroristes, lorsqu’ils sont traqués. C’est dire qu’ils n’ont point besoin de traverser forcément la frontière, pour se retrouver au Burkina Faso ou au Mali, considérés comme leurs pays d’origine. La vaste superficie dudit parc, le plus grand de la Côte d’Ivoire est déjà confrontée voilà plusieurs décennies, au braconnage de sa faune. Entrepris par des agresseurs super armés et qui donnent quotidiennement du fil à retordre aux agents de l’Office ivoirien des parcs et réserves( Oipr). Aussi se demande- t-on, s’il n’est pas bienséant, voire obligatoire de repenser le système de protection du parc national de la Comoé ? Dans la noble optique de l’améliorer, en vue de mieux combattre ces deux fléaux que sont le braconnage et le terrorisme. Tant il est vrai que les patrouilles régulières menées par les Forces spéciales, ne suffisent plus pour dissuader les terroristes ou mieux encore, étouffer dans l’œuf, leurs différents plans macabres d’attaques. Pensons- y, d’autant plus que chaque jour qui passe, semble plutôt profiter à ces professionnels du crime organisé. Auxquels profite, l’avantage de n’afficher aucun identifiant, à la différence des Forces de défense, plutôt reconnaissables, par leurs simples tenues. Il faut donc aller plus vite, affiner sans cesse les stratégies utilisées, tout en prenant appui sur le principe de l’anticipation, sur tout ce qui pourrait arriver. Un principe devenu déterminant voire incontournable dans la lutte antiterroriste. Singulièrement, contre le changement des modes opératoires. En effet, après les attaques frontales, par surprise, ainsi que la pose des explosifs, à quelle façon de procéder pourraient-ils s’adonner très prochainement, pour encore une fois frapper fort et créer par ce fait même la terreur escomptée ? Les enlèvements, les tueries collectives ? C’est maintenant qu’il convient de chercher à le savoir, au nom du principe de l’anticipation.

Moussa Ben Touré




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