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Côte d’Ivoire « La drogue circule beaucoup à Irobo »

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Le chef Ahikpa Birahim Kouamé.

L’état du trafic et de la consommation de la drogue à Irobo, un village situé entre Toupah et Grand-Lahou, inquiète son chef, Ahikpa Birahim Kouamé. Celui-ci l’a évoqué au cours d’un entretien qu’il nous a accordé récemment dans ledit village. « La drogue circule beaucoup ici, surtout que nous sommes en bordure de la côtière. Le trafic de drogue est très important ici ». Conséquence : « elle est consommée par plusieurs habitants du village, au nombre desquels des enfants de moins de 15 ans ». Un fait qui, selon lui doit interpeller les autorités compétentes. Afin qu’elles s’emploient à mettre hors d’état de nuire les trafiquants, qui mettent ainsi en danger la santé et la vie d’innocentes jeunes personnes. Le village ne dispose pas d’un commissariat de police. La brigade de gendarmerie, qui y a été construite n’est pas encore fonctionnelle. Selon le chef d’Irobo, ce sont des éléments de la brigade de Grand-Lahou qui y sont envoyés chaque semaine pour assurer la sécurité. « Ils se relaient chaque semaine », explique-t-il. D’où l’intérêt à construire un commissariat de police dans le village, pour appuyer les gendarmes dans cette mission de sécurisation. Ou simplement ouvrir la brigade de gendarmerie, tel que le souhaite vivement la population.

Il n’y a pas que ce problème qui est soulevé par le chef d’Irobo. L’état de la voirie y est aussi très préoccupant. « Les malades sont souvent transportés dans des brouettes à cause de la dégradation des routes. L’ambulance ne peut pas accéder à certains lieux, même si on y signale un cas d’évacuation en urgence », révèle Ahikpa Birahim Kouamé. Cet état de fait est la conséquence du problème d’aménagement auquel le village est confronté, indique notre interlocuteur. Les routes sont très dégradées. Le chef et ses proches collaborateurs ont décidé de recourir aux services d’un aménageur avec le soutien financier des bailleurs de fonds. En vue de la réalisation du projet. En attendant, il n’y a pas de taxi. Et chacun se déplace selon ses moyens. On y dénombre plusieurs motocyclistes. Les taxis-moto ou les tricycles font le transport de village en village.

Le manque de moyens de transport adéquats est ressenti par certains ménages. Notamment ceux qui sont éloignés des quartiers desservis par l’eau courante distribuée par la Palmci. En effet, la population est ravitaillée en eau potable grâce à cette société depuis 1969. Mais, du fait du développement du village, qui s’est surtout agrandi entretemps, les capacités de la Palmci ne sont plus en mesure de satisfaire les besoins de toute la population. Aussi, devient-il de plus en plus indispensable de trouver une solution au plus vite. Situé au sud-est de la Côte d’Ivoire, le village d’Irobo appartient au département de Jacqueville.


Junior Jeremy


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