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Kibarou

Légitimes inquiétudes

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Une opération d’arrestations massives de personnes s’adonnant à la mendicité, avec leurs enfants positionnés comme des rabatteurs, dans les rues et places publiques de la commune de Treichville, a eu lieu il y a quelques jours. 

Et cela, à l’initiative de la Mairie. Laquelle répondait ainsi, aux multiples commentaires que ses populations n’arrêtaient pas de faire, par rapport à la présence de plus en plus remarquée de ces mendiants. Des commentaires beaucoup plus teintés d’appréhensions et d’inquiétudes, au demeurant légitimes, que de tristesse et de pitié, à l’égard des concernés. Du fait notamment du grossissement continue de leur nombre.

 De plus, ils squattaient le soir venu, les devantures des magasins de commerce, situés en bordure des rues les plus passantes, afin d’y passer la nuit, sous des bâches en plastique léger. Aux commentaires, critiques et plaintes de toutes formes qui en étaient faits, s’apparente bien une raison, toujours avouée avec un certain euphémisme par leurs auteurs . Il s’agit de la possibilité que ce déferlement incontrôlé de mendiants, provenant généralement de pays voisins, en proie au terrorisme, puisse offrir au djihadistes pour s’introduire allègrement en Côte d’Ivoire, et surtout de s’implanter dans sa capitale économique. Rien qu’en se faisant passer pour des nécessiteux, en quête d’un bien- être social.. 

En dehors même de Treichville, il faut dire qu’ils sont légion à travers Abidjan, ceux qui entretiennent cette idée, loin d’être saugrenue en réalité. Et quand bien même, il n’existerait pour l’heure, aucun indice sérieux, justifiant à tout point de vue ces craintes, cela n’atteste pas non plus de l’improbabilité de voir des terroristes s’infiltrer dans le pays sous le manteau de la mendicité. Car en dépit de la fermeture des frontières ivoiriennes, en application des mesures de protections contre le coronavirus, ces limites territoriales sont sans cesse quotidiennement franchies par des ressortissants des pays limitrophes, où sévit le terrorisme. Si l’on se réfère aux attaques déjà perpétrées au nord du pays, précisément dans la localité de KAFOLO, l’on ne peut s’empêcher d’imaginer une telle possibilité. Surtout que, toutes ces attaques ont été repoussées par les Forces armées ivoiriennes et que les terroristes, plutôt que de renoncer à leur noir dessein, s’emploieraient désormais à enrôler de jeunes désœuvrés du coin dans leurs rangs. 

Moyennant la somme de cent mille francs, qu’ils leurs verseraient régulièrement. Sans pour autant vouloir susciter une certaine psychose dans les esprits, n’est-il pas pensable, voire probable que des cellules dormantes de ces acteurs du crime organisé, aient été déjà installées dans certaines communes, ou villes de l’arrière- pays ? Attendant patiemment le moment opportun pour se mettre en éveil et devenir ainsi actives. C’est assurément, fort de toutes ces hypothèses, relevant du possible qu’aucune voix influente, ou simplement plaintive ne s’est véritablement élevée, contre l’initiative de la Mairie de Treichville. C’est aussi, tout dire sur l’absolue nécessité pour les pouvoirs publics, de se montrer beaucoup plus regardant sur l’identité, les activités, occupations et motifs d’arrivée, ainsi que la domiciliation exacte dans le pays, de tous ceux qui franchissent quotidiennement la frontière, en provenance de ces pays victime du terrorisme. Rien de bien méchant que tout cela. Si ce n’est qu’une façon comme une autre de corser le contrôle à l’entrée du pays, justifié par les menaces terroristes. Ce surplus de précaution, ne devrait pas non plus être perçu comme un fait portant atteinte, au principe de la libre circulation des biens et des personnes. Lequel reste une disposition fondamentale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), dont la Côte d’Ivoire, pays membre, demeure un bel exemple de l’application. Plus de vigilance de sa part à ses frontières, ne saurait l’empêcher de continuer à être ce pays modèle en la matière.

Au total, l’on ne devrait ignorer ou minimiser les inquiétudes qui affectent les esprits en ce moment, du fait de cette présence massive de personnes pratiquant la mendicité à Abidjan et parmi lesquels, pourraient bien s’être déjà glissés, des terroristes, pour accéder en terre d’Eburnie. Tant il est vrai que l’une des plus nobles aspirations de ces acteurs du crime organisé, est de pouvoir investir la Côte d’Ivoire. Pour de toute évidence en faire, un autre théâtre de leurs macabres opérations. Dès lors, ils ne sauraient négliger la moindre faille qu’afficherait le dispositif sécuritaire ivoirien, pour arriver à leur fin. D’autant plus que ce fait à valeur d’exploit dans l’entendement de ces criminels de profession.

Moussa Ben Touré




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