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Politique

La communauté internationale exige la « libération immédiate et sans conditions des autorités gardées dans les casernes » – Goodluck Jonath

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Quelques minutes après l’annonce du nouveau gouvernement, le lundi 24 mai 2021, le Président de la Transition, Bah N’Daw, le Premier ministre, Moctar Ouane, ainsi que certains de leurs collaborateurs ont été arrêtés et conduits au camp militaire de Kati.

Dans un communiqué rendu public, hier, mardi 25 mai 2021, le vice-président de la transition, colonel Assimi GOITA, a fait savoir que le gouvernement dirigé par Moctar OUANE s’est montré «incapable ». « Dans les démarches de constitution d’un nouveau gouvernement, le premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président…


Le vice-président de la transition s’est vu dans l’obligation d’agir pour préserver la charte de transition et défendre la république en vue de placer hors de leurs prérogatives le Président et son premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation », révèle le communiqué du vice-président Assimi Goïta. Indignée par cette situation, la communauté internationale exige la « libération immédiate et sans conditions des autorités gardées dans les casernes ». Pour une sortie de crise, le Médiateur de la CEDEAO, Goodluck E. Jonathan, ancien président de la République Fédérale du Nigéria, est arrivé, hier, à Bamako.

La rumeur qui circulait le vendredi 21 mai 2021 par rapport à l’arrestation du président de la Transition, Bah N’Daw, a fini par être une réalité le lundi 24 mai 2021. Pour preuve, quelques minutes après l’annonce du nouveau gouvernement, le lundi 24 mai 2021, le Président de la Transition, Bah N’Daw, le Premier ministre, Moctar Ouane, ainsi que certains de leurs collaborateurs ont été arrêtés et conduits au camp militaire de Kati. Dans ce nouveau gouvernement de 25 membres, deux membres de la junte n’ont pas été reconduits. Il s’agit de Colonel Sadio Camara qui s’occupait du ministère de la défense et des anciens combattants et de Colonel Modibo Koné qui était ministre de la sécurité. Le communiqué rendu public, hier, mardi 25 mai 2021, par le vice-président, Assimi Goïta, l’ex- chef de la junte, a fini par confirmer le « coup de force » au Mali. Dans ce communiqué, le colonel Assimi Goïta indique que suite à une crise de plusieurs mois au plan national prenant en compte des grèves et manifestations diverses des acteurs sociaux et politiques, le gouvernement dirigé par Moctar OUANE, s’est montré incapable de constituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux. « Dans la foulée et de façon unilatérale, le président de la transition a accepté la démission du gouvernement et reconduit immédiatement le premier ministre avec pour mandat d’aller à la formation d’un nouveau gouvernement. La conséquence a été une consternation générale marquée par la persistance des grèves de l’Union nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), dont l’issue est finalement une grève illimitée », indique le communiqué. Selon le vice-président, cet état de fait constitue une véritable asphyxie de l’économie malienne. Aux dires de Assimi GOÏTA, dans les démarches de constitution d’un nouveau gouvernement, le premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président en charge des prérogatives qui lui sont conférées par la charte à savoir, la Défense et la Sécurité. Pour la junte, une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition, contrairement au serment prêté lors de son investiture le 25 septembre 2020. «Nonobstant les interpellations et négociations diverses engagées par le vice-président auprès des chefs d’Etat de la sous-région et de certaines chancelleries présentes au Mali en vue d’amener le Président de la transition et le premier ministre à respecter les prescriptions de la charte de transition, ceux-ci sont restés persistants dans leur posture. Ainsi, de par le serment prêté en même temps que le président de la transition et tenu par l’engagement patriotique pris devant le peuple malien ainsi que devant les forces de défense et de sécurité, le vice-président de la transition s’est vu dans l’obligation d’agir pour préserver la charte de transition et défendre la république en vue de placer hors de leurs prérogatives le Président et son premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation », révèle le communiqué du vice-président de la Transition. Par ailleurs, le Vice-Président de la Transition invite les populations à vaquer librement à leurs occupations et les rassure de l’engagement indéfectible des Forces armées de défense et de sécurité à préserver l’intérêt supérieur du Peuple malien, conformément à l’esprit et à la lettre de la Charte de transition. Au demeurant, le Vice-président de la Transition tient à préciser que le processus de Transition suit son cours normal et que les élections prévues se tiendront courant 2022.

Il ne fallait pas ce « coup d’Etat » au Mali pour courroucer la communauté internationale. Dans un Communiqué conjoint sur la situation au Mali rendu public, le 24 mai 2021, le Comité local de suivi de la transition, composé de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), avec des membres de la communauté internationale, y compris la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne, exprime sa profonde préoccupation face à la situation au Mali marquée par l’arrestation du Président de la transition, du Premier ministre et de certains de leurs collaborateurs. « Ils condamnent fermement la tentative de coup de force survenue à la suite de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement par le Président de la transition sur proposition du Premier ministre. Ils exigent la libération immédiate et inconditionnelle de ces autorités et soulignent que les éléments militaires qui les détiennent seront tenus personnellement responsables de leur sécurité. Ils réaffirment leur ferme soutien aux autorités de la transition et demandent que la transition reprenne son cours pour se conclure dans les délais prévus. La communauté internationale rejette par avance tout acte imposé par la contrainte, y compris des démissions forcées », révèle le communiqué conjoint de la communauté internationale.

Pour une sortie de crise, le Médiateur de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) sur la crise malienne, Goodluck E. Jonathan, ancien président de la République Fédérale du Nigéria, est arrivé, hier, mardi 25 mai 202, dans la capitale malienne (Bamako). Dans son programme, il doit rencontrer les militaires qui ont procédé à des arrestations, la société civile et la classe politique malienne.

Dans la même veine, le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) se réunit en urgence, ce mercredi 27 mai 2021 à 15 heures pour se pencher sur la situation malienne, selon une source onusienne.

Aguibou Sogodogo




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