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Côte d’Ivoire. Coupures d’électricité et d'eau : la grande galère des petits métiers

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Avec les coupures intempestives d'électricité et d'eau, c'est vraiment la grande galère pour les petits métiers : couturiers, vendeurs de kiosque, coiffeurs, mouliniers, lavages autos, ferronniers, blanchisseurs, cyber-café…

A Bouaké, dans une petite chambre sombrr de 4 m2 au plus, qui lui sert d’atelier de couture, Arouna Koné, la trentaine révolue, se tient la tête entre ses mains. L’homme est songeur et semble être à des milliers de kilomètres de son atelier. Ce qui nous pousse à saluer à haute voix, pour la troisième fois. L’homme sursaute et est surpris de notre présence. Arouna explique ses déboires liés à la coupure intempestive de l’électricité. C'était la veille de la fête du Ramadan, période de "traite" pour les couturiers et tailleurs. « Mais que faire quand on nous coupe le courant à tout bout de champ ? », s’interroge-t-il.


Retour à la machine à coudre mécanique…


Sa machine qui marche à l’électricité, il a dû se résoudre à la remplacer par une autre, purement mécanique. Et il n’est pas seul dans ce cas.

Traoré Adama lui est ferronnier au quartier Belleville 1. Il vit essentiellement de la fabrique métallique de portes et fenêtres. Entouré de ses apprentis, au nombre de cinq, ils s’adonnent à une causerie. La cinquantaine révolue, ce père de famille s’est résigné et s’est remis à la volonté de Dieu tout puissant. « Il n’y a pas d’électricité les matins. Que puis-je faire si ce n’est de ranger mes outils à l’atelier et causer avec les apprentis », indique le cinquantenaire. L’homme explique qu’il n’a pas les moyens de se procurer un groupe électrogène encore moins l’énergie solaire. Galère, galère et galère.


… aux puits…


Kassim Coulibaly est propriétaire d’un petit lavage-autos à Dar-Es-Salam. Depuis deux jours, il se ronge les pouces. « C’est la galère, grand frère », lâche-t-il à notre passage. Pour récolter quelques piécettes, il est obligé de faire recours aux puitstraditionnels. A l’aide de bidons et de jerricans, il se fait aider par des jeunes de son quartier, moyennant rétribution, à remplir ces récipients au puits. L’eau recueillie, lui permet de laver quelques motos et voitures.


… et aux ciseaux


Tout comme lui, le jeune Yao Kouamé, propriétaire d’un salon de coiffure, a stoppé ses activités avec ses tondeuses électroniques. Il emploie désormais l’une des méthodes les plus traditionnelles. A savoir une lame, un peigne et des ciseaux pour coiffer ses clients qui le veulent bien. « C’est la galère pour l’heure » nous a-t-il confié.

Koffi Koffi





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