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Kibarou

Pendant combien de temps encore va-t-on espérer ?

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Les Etats Unis sont bel et bien de retour dans le cercle international des négociations sur le climat. Joe Biden a en effet signé le retour de la plus grande puissance économique au monde, parmi les nations industrialisées, qui tentent de réduire au maximum l’émission des gaz nocifs au climat. Et partant d’assurer le maintien de l’équilibre écologique de la terre. Seule planète sur laquelle, il est pour l’heure scientifiquement démontré que la vie est possible. Un retour qui, devrait galvaniser les énergies des uns et des autres, quant à l’application effective des accords de Paris signé en 2015, par les Etats membres de la Convention cadre des Nations Unies sur le Climat. Et dont les rencontres annuelles d’évaluation et de négociations sur le climat, sont appelées Conférence des Parties ou COP. La 21e tenue dans la capitale française voilà six ans, était d’autant plus capitale, originale que c’était pour la première fois que la quasi-totalité des pays signataires de la charte des Nations Unies, s’engageaient dans un élan commun de détermination, à réduire avec des chiffres à l’appui, de façon drastique leurs émissions de gaz à effet de serre ou GES en abrégé. Et cela, de façon progressive et programmée sur une période de temps, bien définie.

Le retrait des Usa de cet historique accord, en tant que gros pollueur de la planète, parmi ceux qui occupent le peloton de tête en la matière, aux côtés de la Chine, du Canada, de la Russie, du Brésil de l’Inde… avait brisé les ardeurs de tous les autres pays. On a en effet vu des engagements s’effilocher. Mais un effilochement que la primauté de la pandémie à Coronavirus, est venue subitement masquer.

Du coup, la décision de Joe Biden est perçue par nombre d’observateurs et de spécialistes de la question climatique, comme une véritable renaissance de l’application de l’accord de Paris, dont on avait commencé à s’éloigner petit à petit. A preuve, toutes les autres Conférences des parties qui ont suivi, à commencer par la Cop 22 tenue à Marrakech au Maroc en 2016 et que l’on avait considérée comme la Cop du passage aux actions concrètes, furent de vaines rencontres. En tout cas, Insipides en terme de résultats efficients, quant aux actes devant être posés, pour effectivement parvenir aux différents objectifs chiffrés de réduction que chaque Etat s’était fixé à Paris.

L’on peut donc se remettre à espérer de plus belle, par rapport à un meilleur équilibre écologique de la planète. Mais, pour combien de temps encore saura- t-on garder l’espoir ? Quand on sait que l’urgence d’une protection plus forte et plus accrue interpelle chaque année un peu plus les climatologues par les chiffres alarmistes des ensoleillements intensifs, qu’enregistre la surface du globe, avec à la clé, des effets toujours dévastateurs. Lesquels se trouvent incarnés par de longues et pénibles sécheresses. Un fait dont les barrages hydroélectriques de la Côte d’Ivoire sont victimes cette année et qui, pour avoir réduit sa production d’électricité, entraine des coupures intempestives de la fourniture du courant électrique. Cela, au grand dam des populations abidjanaises depuis quelques mois déjà. L’autre conséquence immédiate de ces ensoleillements intensifs, sont les multiples inondations, dont aucune nation à ce jour, ne peut se targuer d’être à l’abri. Et pendant ce temps, à l’opposé d’une telle effarante réalité, l’on prend tout son temps à travers des calculs d’intérêts divergents, pour la réalisation effective de la transition énergétique. A traîner les pieds dans la promotion d’une économie internationale plus verte et résiliente aux changements climatiques. Tout comme on néglige la constitution du fonds d’aide qui doit profiter aux pays en développement, pour ainsi booster leurs capacités financières à asseoir véritablement, les bases du développement durable. C’est-à-dire initier des stratégies d’épanouissement économique et sociétal de leurs peuples, tout en sauvegardant les différents équilibres écologiques naturels. Toute chose dont s’est éloigné l’occident depuis la révolution industrielle.

Joe Biden a décidé d’accroitre les chiffres de la réduction des émissions de GES de son pays. Lesquels passent de 50 % à 52% d’ici à 2030, par rapport à l’état de leurs émissions de 2005. Une telle décision est hautement salutaire, quand on sait que jusqu’ici, les objectifs chiffrés de réduction qui avaient été annoncés à la Cop 21, portaient sur 26% à 28% d’ici à 2025. De plus, le Président américain a annoncé une augmentation de l’aide publique au développement, en vue d’aider l’Afrique à réussir le développement propre ou durable qui s’impose aujourd’hui à l’ensemble de la planète.. Tout comme il a œuvré à la mise en place d’une coalition constituée par les Etats Unis, la Norvège et le Royaume –Uni, pour lutter contre la déforestation, avec un fond d’un milliard de dollar. Une autre calamité qui sévit en Amérique du sud, comme en Afrique subsaharienne.

Toutes ces initiatives américaines sont encourageantes, louables et incitent à redonner de l’allant à l’application effective de l’accord de Paris. La Chine, le Canada, le Royaume Uni, ainsi que le les pays de l’Union européenne, se sont aussi engagés à faire de nouveaux efforts, dans le sens de la réduction de leurs émissions de GES. Comme pour saluer et soutenir le retour américain. C’est à croire qu’une nouvelle dynamique anime désormais la lutte contre le réchauffement de la terre à l’échelon international. Mais lesdites initiatives restent encore à l’état prévisionnel. Tout comme l’est du reste l’historique accord de Paris, qui a eu du mal à décoller jusqu’ici. Il faut à présent passer aux actions qui vont effectivement conduire à cela. Pour donner à l’humanité de vraies raisons de continuer à espérer. A rêver à une planète écologiquement régénérée et propre.

Moussa Ben Touré





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