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Culture

Côte d’Ivoire. Paquinou sans masques

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La fête de Pâques ou « Paquinou » a été célébrée, avec faste et démesure dans la capitale de la région de Gbêkê, Bouaké (centre du pays). Ce qu’il faut craindre après cette fête, c’est surtout le nombre de contaminations de personnes par la pandémie au Coronavirus. 98 % des fêtards se souciaient peu du port du masque.


Ce samedi 3 avril 2021, nous commençons notre randonnée à 23 h 45. La principale église catholique de la ville, située au centre ville, refuse du monde. C’est la veillée pascale. Pareil à l’église Notre Dame de Nazareth du quartier Kamonoukro.


Caractère religieux

Les fidèles chrétiens sont en pleine prière dans ces différents lieux de culte. Le Seigneur tout-puissant est invoqué afin qu’il ait un œil regardant sur la Côte d’Ivoire et ses habitants. Certes, la Pâque est devenue aujourd’hui une fête de réjouissance et de retrouvailles chez le peuple baoulé mais son caractère religieux n’a pour autant pas été oublié.


Musique à fond, l’alcool à flots


Plus loin au Quartier Commerce, la fête bat son plein. Tous les maquis affichent complet. La musique à fond, les pistes de danse sont occupées par des hommes et femmes qui puent l’alcool à distance. « C’est paquinou mon frère. Viens te joindre à nous », nous invite une jeune fille, la trentaine, sous l’effet de « l’eau de feu ».

Un fait remarquable : c'est que pour la plupart de ces maquis, l’on ne joue que de la musique du terroir baoulé. « C’est tout cas qui fait paquinou » renchéri un gérant de maquis.


Comme un 31 décembre


A 1 h 35 du matin, nous nous retrouvons à Air France 2, aux encablures du 5e arrondissement de police. Comme si l’on se trouvait à fêter le début d’une nouvelle année, les maquis et rues sont bondés de monde. Mieux, les hôtels de haut standing et de passe enregistrent l’un de leur meilleurs chiffres d’affaires. « Paquinou, c’est vraiment bon pour le business. Je n’ai plus de chambre libre », confie Serges K., gérant d’un hôtel. Tout comme lui, les restaurateurs se frottent également les mains.


Encore quelques jours de fête

Dimanche 4 avril 2021, les fêtards remettent le couvert. « Nous avons fait la fête comme vous avez pu le constater et nous allons continuer encore durant quelques jours », avance le jeune Konan Rodolphe que nous avons rencontré à la sortie d’une église dans la matinée. S’il est vrai que les jeunes choisissent le côté festif pour se rendre nombreux au village pendant « Paquinou », il ne faut pas non plus oublier les adultes qui se consacrent à la méditation et surtout à la prière. « Une Pâque sans prière à l’église est une Pâque ratée », estime le septuagénaire Yao Koffi Henry.


Koffi Koffi


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