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Politique

Commentaire. RHDP et PDCI-RDA en retrouvailles à Diabo

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Alors que tous les Ivoiriens, militants et sympathisants du PDCI-RDA et du RHDP s’imaginent qu’un possible rapprochement entre des cadres des deux partis est quasi impossible, à Diabo, Assahorè Konan Jacques et sa colistière Dorothée Koffi expérimentent la possible entente.

Le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Assahorè Konan Jacques est candidat du RHDP. Laissant sa responsable communale, Rebecca Yao, il a porté son choix stratégique sur Dorothée Koffi, première responsable de l’Union des Femmes PDCI de Diabo. Et avec elle, le délégué PDCI-RDA et maire de Diabo, Koumoin René par ailleurs Sénateur. Ainsi, loin des tintamarres d’Abidjan, les Gblo ont choisi de donner une leçon politique à la classe politique mais bien plus, de penser un peu au développement de leur région.


Quand paquinou ne mentait pas!


Félix Houphouët-Boigny, qui était ami à Amani Doha, grand militant du PDCI-RDA dont il a été, des années durant, secrétaire de section, a érigé Diabo en chef-lieu de sous-préfecture en 1961. Avec les sous-préfets et les projets FRAR, la capitale de la région Gblo a amorcé son développement jusqu’à la communalisation en 1985. En 1986, la mairie ouvre ses portes avec le Doyen Kissy Beyniouah Fulbert. Jusqu’en 1990, le chef de canton qu’il était va impulser un élan à Diabo. Collège devenu aujourd’hui lycée avec un manque d’enseignants, grand dispensaire, nouvelle infrastructure pour la mairie, préau de marché et château d’eau vont être réalisés. Le reprofilage des voies de communication dans la région se faisait trois fois. Il faisait bon vivre et Paquinou ne mentait pas !


Léthargie


Et arriva Yébouet Lazare ! Après son échec à Bouaké, l’homme se rattrapa à Diabo durant deux mandats, sans véritable trace sur le développement local. Jules Yao Yao vint à son tour. La même léthargie. La trésorerie municipale dont la construction a été amorcée est demeurée dans la broussaille. Ici, il n’y a point de continuité administrative et le bâtiment est resté dans la broussaille.

Entre temps, la région Gblo a bénéficié d’une seconde sous-préfecture, Languibonou avec un collège. Les villages sont, pour la grande majorité, électrifiée.

Mais, la jeunesse continue de cultiver difficilement la terre pour de l’igname qui ne permet même pas de subvenir aux besoins sur une longue période. Le recours aux frères et sœurs en Basse-Côte ou en ville est le dernier recours systématique. Depuis la rébellion, la consommation de drogue est devenue un cure-dents pour ces jeunes désœuvrés. Comme si les cadres, fils de cette région foulaient aux pieds l’administration, le sous-préfet n’a pas de résidence. Les bureaux de service ne sont pas dignes du représentant du Président de la République. Mais, cela est le dernier des soucis d’une frange de militants du PDCI-RDA dont le cordon ombilical lié à ce parti, semble empêcher toute réflexion constructive.

Il a fallu Alassane Ouattara pour que la ville de Diabo retrouve des couleurs avec aujourd’hui, le bitumage des rues en cours et l’extension du réseau électrique. Il ne reste à ce jour que deux villages dans la commune non encore électrifiés.

C’est justement pour associer la force de tous, qui produit plus vite des résultats, qu’Assahorè Konan Jacques a opté pour Dorothée Koffi. Même si elle n’a pas renoncé à son parti le PDCI-RDA, c’est le bénéfice pour la région qui est en vue. Jacques rêve à un poste ministériel. C’est légitime. Dans ce cas, la suppléante sera député. Mais, au compte de quel parti ? Les deux doivent avoir réponse à cette petite équation.


Achat de conscience à petit prix


Face à eux, le député sortant, André Kouamé Yao de Kouamékro. Il est passé remettre une somme de 40 000 F CFA à un groupement de femmes, à N’dènou. Difficile de faire le partage selon leur présidente. Un premier groupe a aussi reçu 100 000 FCFA du candidat du RHDP. Au partage chacune des femmes a reçu 800 FCFA quand le second groupe a eu plus de chance avec 200 F en complément soit 1000 F.

Ainsi, sur ce chapitre du petit achat de conscience d’électeurs, RHDP et PDCI-RDA se rejoignent. Aucun projet de société à même de mieux aider les femmes et la jeunesse. Sur cette forte capacité des candidats à ne point innover dans l’approche de l’électorat, non pas avec des projets démagogiques mais « les petites choses qui font le bonheur » des populations, les Ivoiriens n’ont pas encore trouvé les perles rares. Tous les mêmes !!

Qui doit-on plaindre ? Les électeurs analphabètes ou ces politiciens véreux qui profitent bien du manque de culture politique et de l'absence de redevabilité sociale des élus ?

C’est de bonne guerre qu’une circonscription mérite son élu. Il n’y a qu’à voir la jurisprudence de Didiévi qui a fait le bon choix d’épouser le développement avec Dr Brice Kouassi. C’est donc possible d’accepter de sortir du nombrilisme du PDCI-RDA et de voir plus loin. Pour l’heure, Diabo et Languibonou, pour cette élection législative, s’essaie à servir de cadre d’expérimentation aux retrouvailles entre le RHDP et le PDCI-RDA pour le bonheur de la population. Car, en fin de compte, c’est la seule finalité qui importe.


Adam’s Régis Souaga





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