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Côte d’Ivoire .Yéo Martial (3)- "Je suis pour l’installation du Comité de normalisation"

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Dans cette entrevue, Yéo Paul Martial, parle de sa vie dans le football. L’ex-sélectionneur des Eléphants qui a offert à la Côte d’Ivoire son premier trophée continental à l’issue de la CAN Sénégal 1992, celui-là même qui a coaché le Réveil Club de Daloa, l’Usc Bassam, l’Africa Sports d’Abidjan…, évoque les difficultés qu’il a rencontrées sur le banc de touche des Eléphants, son passage à l’INJS, sa vie d’instructeur FIFA, non sans jeter un regard rétrospectif sur ses premiers pas au foot à Bobo Dioulasso dans « la Haute Côte d’Ivoire », puis au Sacraboutou Sport de Bondoukou. Yéo, l’ex-gardien de but a, par ailleurs, dit ce qu’il pense du Comité de normalisation de la FIF. Interview !

Lire aussi :Yéo Martial (1) – Comment je suis venu au football


 Après les Eléphants, où êtes-vous allé ?

 Yéo Martial : Après j’ai signé à l’Africa Sports où j’ai signé un contrat sous le président Simplice Zinsou. En son temps, les entraîneurs à l’Africa ne restaient pas à leur poste plus d’un an. Moi j’y suis resté pendant six ans et j’ai vu défilé cinq présidents. J’y ai passé de bons moments même si tout n’était pas rose.

Et c’est après l’Africa que vous avez « pris » de la Direction Technique Nationale avec l’avènement de Jacques Anouma à la FIF…

 Yéo Martial : Oui, après, quand Jacques Anouma est arrivé à la tête de la FIF, il a fait un appel à candidature pour la DTN. J’ai postulé et j’ai été retenu. Sur cinq candidats dont Gbonké Tia qui devrait postuler, a demandé à Anouma que ce soit moi, parce que les autres, y compris lui, ne peuvent pas se comparer à moi outre mesure.


Lire aussi :Yéo Martial : (2) «Sélectionneur des Eléphants, je ne percevais pas d’indemnités »


Vous avez bourlingué, quasiment toute votre vie durant, avec le football. Mais on ne vous voit plus au-devant de la scène. Que devient Yeo Martial le Champion d’Afrique 92 ?

 Yéo Martial : (Il rit) Comme vous le dites si bien, j’ai pris du recul. Désormais, à 75 ans, je m’occupe de l’entretien de mes constructions. Parce que j’ai beaucoup misé dans l’immobilier. Je vis donc avec l’argent de mes maisons et mon argent de retraité de professeur d’EPS. Je vis tranquillement dans ma maison que j’ai construite unique avec l’argent du football qui m’a tout donné malgré les méchancetés des uns et des autres. J’ai été persécuté certes, mais je n’ai pas souffert pour rien. Je tiens, à travers votre site, à remercier surtout Jacques Anouma, et je n’oublie pas Sidy Diallo, paix à son âme, son père le vieux Diallo pour tout ce qu’ils ont fait pour moi.

Si vous devriez donner des conseils à vos cadets, les jeunes entraîneurs, que leur diriez-vous ?

Je leur demande tout simplement d’aimer leur métier envers et contre tous. Ce ne sont pas les autres qui doivent faire leurs classements à leurs places. Ils doivent être les seuls maîtres à bord.

En tant qu’acteur majeur du football ivoirien, que pensez-vous du Comité de Normalisation que la FIFA a mis en place depuis le 24 décembre 2020 ?

J’ai beaucoup mal au cœur quand j’y pense. J’ai pratiqué tous les présidents de la FIF depuis Amani Goly jusqu’aujourd’hui. Je sais beaucoup de choses sur le football ivoirien. Et beaucoup de choses ont également évolué. Mais l’amateurisme gangrène notre football. Je ne suis pas attaché à l’argent. Mais la chose qui me tient beaucoup plus à cœur, c’est l’honneur ! Mon honneur, celui de ma famille et de mes connaissances. Dans une interview que j’ai accordée à un de vos collègues, il m’a demandé quel est le dirigeant qui m’a marqué le plus positivement. J’ai répondu sans hésité que c’est Doré Lassina de l’Africa. Il me respectait énormes et il était prêt à tout pour me satisfaire sur le plan moral professionnel.

Revenons au Comité de normalisation à la FIF…

Mon souhait est que le Comité de normalisation entende toutes les parties prenantes du football ivoirien et qu’il fasse en sorte que nos jeunes footballeurs bénéficient convenablement du fruit de leur travail, faire en sorte qu’ils soient bien payés. C’est ce qui est primordial. Je ne comprends pas pourquoi des dirigeants, des présidents de clubs qui reçoivent des indemnités conséquentes, ne payent pas bien et régulièrement leurs joueurs.

Pensez-vous que le Comité de normalisation réussira à régler définitivement les différends qui minent le football ivoirien ?

Je souhaite, et très sincèrement, que le Comité de normalisation cherche les moyens nécessaires pour réussir sa mission. Sans l’ambiguïté qui règne au sein de notre football, il n’y aurait pas de Comité de normalisation. Il doit chercher les voies et moyens pour rendre le processus électoral plus fluide afin que les clubs et Groupements d’intérêts puissent faire des choix librement.

Etes-vous pour ou contre l’avènement du Comité de normalisation ?

Je suis pour l’installation du Comité de normalisation. S’il y a aujourd’hui un Comité de normalisation à la FIF, c’est la faute aux acteurs du foot ivoirien eux-mêmes. Les différents acteurs n’ont pas voulu s’entendre pour régler les problèmes qui tirent le football ivoirien vers le bas. Le manque d’entente a commencé avec la création du GX. S’il y avait entente, on aurait jamais entendre parler de GX. Je ne suis ni GX ni Comité exécutif sortant. Mais la situation actuelle vient de cette mésentente-là !


Interview réalisée par A.D.E











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