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L’Enquête du jeudi : Dans trois mois, plus de commerce ne sera autorisé à«Gabriel gare »,« Siporex »et au « Sable » de Yopougon

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L’an dernier, à la veille des fêtes de fin d’année, la mairie de la Yopougon avait procédé à la démolition des commerces et autres installations anarchiques. Précisément ceux installés sur les emprises de la voie principale allant de ces endroits bien connus des abidjanais et singulièrement des habitants de yopougon, que sont le « Sable » en passant par « Gabriel gare » et « Siporex ». Mais près d’un an après cette opération, les commerçants déguerpis se sont réinstallés en reprenant possession des sites.

Au niveau de Gabriel Gare, du Sable et de Siporex, les gares routières qui étaient situées sous les lignes hautes tension, ont été réaménagées. En face de la pharmacie Siporex du côté de la voie menant à la place Ficgayo, le petit black market a refait surface. Tous les trottoirs de part et d’autre de la pharmacie Siporex, ont été réoccupés par les commerçants et vendeurs ambulants. L’espace situé sur le bord de la route reliant le deuxième pont à l’ex gare UTB, a été transformé en marché. L’embellissement ou le réaménagement de ce site qui devrait être fait depuis, n’a toujours pas commencé.

Pourtant, selon les services techniques de la mairie de Yopougon, cette opération de démolition visait à dégager tous les commerçants installés sous les lignes électriques de haute tension et de ramener les magasins construits sur les trottoirs, dans les limites autorisées. En vue de libérer ces trottoirs des étals et box commerciaux anarchiques, empêchant la circulation piétonne.

« On paie des taxes à la mairie pour faire notre commerce. Si la mairie veut que nous quittions ces lieux, qu’elle nous trouve un site de recasement », nous dit Irié Pacôme, un vendeur de portable. « C’est vrai, nous n’avons pas le droit d’occuper ces sites. Mais les temps sont durs et on ne sait pas où aller », plaide Mawa Traoré.

Selon Yéo Adama, directeur des services techniques de la mairie de Yopougon « l’occupation du domaine public veut dire que vous occupez Ce lieu, de façon provisoire et dans une certaine limite. L’objectif était de dégager tous ceux qui étaient installés de façon anarchique, surtout ceux qui avaient construits en dur. Certes ils sont revenus mais croyez nous, ça ne sera pas pour longtemps. Car à partir de janvier 2021, nous allons mettre fin définitivement à cela », rassure-t-il.

Pas de suivi des autorités municipales

Dans les communes d’Abidjan, l’on a remarqué qu’il n’y a aucune mesure de suivi, après une opération de déguerpissement initiée dans le domaine public. En effet, une fois les démolissements effectués, les zones libérées des installations non autorisées, sont abandonnées. Aucune mesure de surveillance, visant à empêcher la mise en place de nouvelles échoppes et autres barraques pour le petit commerce, n’est appliquée. Ce qui amène les personnes déguerpies à se réinstaller tranquillement sur ces sites. Même quand il s’agit de le faire sous les lignes électriques de haute tension. Un endroit sur lequel sont quotidiennement libérées des hyperfréquences, ou radiations électriques, hautement dangereuses, pour la santé de la peau et même du sang. Et ce, du fait des cancers qu’elles peuvent causer à long terme aux personnes qui restent longtemps sous ces lignes.

« La police municipale de Yopougon doit assurer le suivi de l’opération en surveillant les espaces libérés pour qu’ils ne soient pas recolonisés par les commerçants », propose Galé Antoinette, habitante de la commune. Et un autre d’ajouter :

« Si les Maires Cissé Bacongo à Koumassi, Soumahoro Farikou à Adjamé et Hamed Bakayoko à Abobo ont réussi à mettre de l’ordre dans leur commune, le Maire de Yopougon Koné Kafana peut en faire de même. Tout est une question de volonté », nous dit Réné Assoumou.

Voilà une situation qui appelle bien les mairies à plus de rigueur et d’attention sur le sujet.

Boubakar Barry







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