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Internationale

Moctar Ouané, nouveau Premier Ministre du Mali

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La Transition au Mali n’en finit pas de tarder à se mettre sur les rails. Ainsi plus de 5 semaines après la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le pays n’a toujours pas de gouvernement, et les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) commencent à être ressenties durement, notamment par les importateurs-exportateurs.

La faute à une junte qui ruse avec les injonctions de la CEDEAO et tisse patiemment mais sûrement sa toile sur les principaux leviers du pouvoir : en effet les colonels qui ont fait irruption sur la scène politique malienne le 18 août dernier n’ont pas seulement fait tergiverser le Mali et la communauté internationale dans 2 assises nationales des Forces vives pour se doter d’une Charte-camisole à l’aune de leur agenda politique, ils sont aussi allés chercher un des leurs à la retraite pour le bombarder chef de l’Etat. La CEDEAO, qui exigeait la nomination d’un président civil, en a eu pour ses principes de démocratie et de bonne gouvernance, elle qui a continué d’insister pour que le Premier ministre soit « strictement un civil »

A ce propos, le suspense a été total dans une longue attente où le choc des ambitions l’a disputé aux incongruités d’une classe politique incapable de consensus même devant les grandes urgences qui assaillent le Mali : urgence sécuritaire, urgence de la cohabitation communautaire, urgence à restaurer l’autorité de l’Etat, etc. Parlant d’incongruité et de choc des ambitions, on a le regard tourné vers les chamailleries au sein du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP). Cette plateforme des principales composantes de l’opposition a été incapable de se mettre d’accord sur 3 personnalités à proposer au poste de Premier ministre. Les ambitions sont allées dans tous les sens au sein de ce Mouvement au point que c’est 14 CV qui ont atterri au camp de Kati sur le bureau du désormais vice-président du Mali, le colonel Assimi Goïta. Il faut du reste souligner qu’un 15e candidat au Poste de Premier ministre, non membre du M5/RFP, a aussi fait parvenir son CV à la junte.

Finalement l’heureux élu est Moctar Ouané, 64 ans, ancien ambassadeur auprès des Nations unies, ministre des Affaires étrangères de 2004 à 2009 et actuel Délégué à la Paix et à la Sécurité au sein de la Commission de l’UEMOA. Finalement ce ne sera pas un candidat proposé par le M5. Ses dissensions internes expliquent-elles le choix d’un candidat en dehors de ses 14 propositions ?

Quoi qu’il en soit, les Maliens peuvent pousser un ouf de soulagement ! La Transition va enfin se mettre sur les rails avec la formation du gouvernement, annoncée pour demain. Mais que l’attente fut longue, non sans éclaboussures sur la crédibilité de la classe politique ! De fait, ce choc des ambitions pour occuper les postes les plus en vue de l’appareil d’Etat donne à penser que les contempteurs d’IBK, une fois son régime occis, se disputent la dépouille de l’hippopotame, Mali en langue bambara.

Maintenant que tous les postes au sommet de l’Etat sont pourvus, le choc des ambitions fera-t-il place au consensus autour des urgences qui attendent le pays ? Ou assisterons-nous à sa prolongation au sujet de la formation du gouvernement ? En tout cas, il y a fort à parier que sur le décret de nomination de Moctar Ouané, le président Bah N’Daw n’aura fait qu’apposer sa signature, avalisant le résultat du casting des militaires.

La Rédaction



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