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Washington , DC : Mamadi Diané, la fierté africaine

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Le Président-fondateur de la compagnie AMEX International, une entreprise de négoce logé dans deux luxueux bureaux au cœur du centre des affaires de Washington (l’un situé sur Pennsylvania Avenue et l’autre sur L Street), depuis sa création en 1981 Mamadi Diané est décédé hier.

Puissant homme de réseau, Mamadi Diané a vu défiler dans les bureaux de AMEX International, d’illustres hommes d’Etat africains, en visite aux Etats-Unis, comme le Tanzanien Julius Nyerere, le Zaïrois Mobutu Sésé Séko, le Zambien Kenneth Kunda, le Kényan Daniel Arap Moï, le Sénégalais Abdoulaye Wade, pour ne citer que ceux-là.Artisan de l’organisation du fameux duel du siècle Ali- Foreman à Kinshasa du 30 octobre 1974

Sur la scène américaine, M. Diané est réputé être l’un des Africains les plus introduits, sinon le plus introduit au sein de la classe politique. Ses solides amitiés avec le Président Bill Clinton et le Vice-président Al Gore sont un secret de polichinelle. C’est, du reste, au nom de cette amitié et de la confiance qui en découle que le Président Clinton l’a fait nommer comme membre de la Commission présidentielle de la politique industrielle américaine. Il a siégé, 11 ans durant à compter de 1999, au sein du conseil d’administration des trois aéroports de la région de Washington. En 1994, il a fait partie du Comité d’organisation de la coupe du monde, un comité de 12 membres présidé par l’ancien Secrétaire d’Etat, Henri Kissinger. De 1987 à 1989, il a été conseiller du Black Caucus, pour les affaires africaines (commerce, finances et développement).

Mais le coup fumant, Mamadi Diané l’avait réalisé, depuis 1980, en réussissant à faire débarquer à Yamoussoukro, le Président américain Richard Nixon pour l’inauguration du Golf Club de la ville natale de son père adoptif, le Président Félix Houphouët-Boigny. Là aussi, se dévoile un pan de la vie du golden boy Africain-Américain. Ses relations secrètes et intimes avec la Côte d’Ivoire et ses dirigeants. A force de fouiner, nous avons découvert également que le grand-père de Mamadi Diané, Mory Kéita, a été un membre fondateur du PDCI-RDA, aux côtés de Félix Houphouët-Boigny. Il en fut même le trésorier jusqu’à sa mort en 1956. Mamadi Diané, lui, a grandi à Abidjan, dans la très populaire commune de Treichville. Sa maison familiale était située, selon un ancien du quartier qui se souvient de l’enfant robuste et turbulent, sur le site actuel de l’imposante maison du congrès du PDCI-RDA. Son grand-père en a fait cadeau au parti, un symbole fort de ses liens avec le Président Houphouët-Boigny.

Alors, Mamadi Diané, l’ivoirien ? Le Guinéen ? L’Américain ? Aux dires d’un de ses amis, un citoyen du monde tout court, resté très attaché à l’Afrique et à ses valeurs profondes : la fraternité, la solidarité et la loyauté. C’est ce qui explique, que malgré l’importance stratégique de son entreprise AMEX International et les nombreuses sollicitations des grands de ce monde, il a tout laissé pour venir soutenir son ami et frère de très longue date, le Président Alassane Ouattara, durant les longues et dures épreuves de la campagne électorale et de la crise postélectorale qu’il a traversées avec lui au Golf Hôtel d’Abidjan. 

René Tiécoura




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