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Réouverture des écoles : Des Ivoiriens ont peur pour leurs enfants

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L’école devrait reprendre à l’intérieur du pays le lundi 18 mai 2020, soit dans une semaine. Et cela, suite à la décision annoncée par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, de rouvrir les classes, près de deux mois après qu’il a ordonné l’arrêt des cours. Dans une adresse à la nation le jeudi 7 mai, le Président de la République a, en effet, décidé de la réouverture des écoles, dans un premier temps, à l’intérieur du pays. Une décision qui inquiète bien des citoyens, qui l’ont fait savoir sur la radio numérique « Wa Fm », créée à la faveur de cette pandémie pour aider à la sensibilisation.
 
Ils ont exprimé leurs inquiétudes au cours de l’émission. « Auditeur à l’antenne ». « Avec la réouverture annoncée des écoles, on craint pour nos enfants, vu que la maladie est dangereuse. On a peur que nos enfants soient exposés à cette maladie », interpelle Bah Roger.
 
Lui emboîtant le pas, Money Partick, lui, met le doigt sur la difficulté qu’éprouveront les élèves à respecter la distanciation physique « Je ne suis pas pour la réouverture des écoles parce que les enfants ne sont pas portés à observer les mesures barrières. Ils vont se retrouver, papoter, jouer ensemble et se toucher. Je pense qu’il ne faut pas prendre le risque qu’il y ait une augmentation de cas parmi les enfants », s’alarme-t-il, avant d’ajouter : « Je pense qu’on n’est pas encore prêt ».
Inquiétude du reste partagée par Ange Kouakou N’dri. « Si un seul élève est contaminé dans une classe de 70 élèves, c’est que toute la classe sera contaminée. Quand ils iront dans les quartiers, ils vont contaminer les parents, lesquels vont contaminer d’autres encore », explique-t-il. Et d’en conclure qu’il n’est pas favorable à la reprise des cours maintenant. 
 
Quant à Achi Jean, il met en avant d’autres arguments pour justifier son refus de voir les écoles rouvrir maintenant. « Je suis contre l’ouverture des écoles à l’intérieur du pays. Car il y a des enseignants qui sont confinés à Abidjan et des élèves qui y sont bloqués du fait des mesures prises par le gouvernement pour éviter la propagation du coronavirus. Que va-t-on faire pour ceux-là ?  En plus, quand les élèves vont quitter Abidjan pour retourner à l’intérieur, n’y a-t-il pas de risque qu’ils infectent les gens là-bas, vu que c’est à Abidjan qu’on compte le plus de personnes infectées ? », avance-t-il. Autant de raisons qui font dire à Audrey Kouamé que ce serait un risque énorme pour les Etats que de rouvrir les écoles. « Par mesure de sécurité, je propose que les écoles soient toujours fermées. Si possible, qu’on décrète une année blanche », soutient-elle.
 
Evidemment, tout le monde n’est pas de cet avis, à l’image de Wenceslas Kouamé, pour qui l’Etat doit éviter une année blanche. « Qu’on permette aux élèves en classe d’examen de reprendre d’abord les cours et après on verra pour les autres », propose-t-il. Il est rejoint en cela par Bamba Kassoum, qui estime qu’il faut apprendre à vivre avec cette maladie.
Karine Koré

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