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4 avril 1968, l’assassinat de Martin Luther King à Memphis

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Prix Nobel de la paix en 1964, le leader noir intégrationniste Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Tennessee), ville du sud profond des États-Unis. Mort à l’âge de 39 ans, il avait cinq plus tôt, devant 250 000 Américains rassemblés à Washington, prononcé son fameux discours : « I have a dream 
« La haine ne supprime pas la haine. Seul l’amour y parviendra. » Partisan de l’intégration raciale aux États-Unis, mais opposé à toute violence pour faire aboutir cette revendication, le pasteur Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, dans l’État du Tennessee.
Alors qu’il parle à des amis au balcon de la chambre d’hôtel qu’il occupe, il est touché à la gorge par le tir d’« un jeune blanc qui était à cinquante ou cent mètres de là, dans un asile de nuit », indique la Croix dans son édition du 6 avril 1968. Il décède peu de temps après. Il a alors 39 ans. L’auteur du tir, James Earl Ray, un ségrégationniste blanc qui a des antécédents judiciaires, est finalement capturé deux mois plus tard à l’aéroport de Londres Heathrow alors qu’il essayait de quitter le Royaume-Uni.
« L’homme (Martin Luther King, NDLR) était un symbole pour l’Amérique et pour le monde entier ; on ne peut s’empêcher de penser qu’un autre symbole, tragique celui-là, vient s’ajouter à celui de sa vie, de sa pensée, de son action : le Sud incarne la ségrégation raciale depuis les origines du peuplement noir et cet assassinat, quel qu’en soit l’auteur, montre que le climat sudiste de résistance violente à l’intégration n’a pas disparu », commente alors Lucien Guissard, rédacteur en chef à La Croix, dans un éditorial publié deux jours après l’assassinat.
 
Martin Luther King était venu à Memphis défendre ses compatriotes noirs en grève et devait revenir pour une marche pacifique fixée au 9 avril, et interdite, comme les précédentes. Le pasteur devait également participer à partir du 22 avril à une marche sur Washington. Précisément là où il avait prononcé le 28 août 1963, lors d’une marche des droits civiques réunissant 250 000 personnes, son fameux discours : « I have a dream ».

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