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Economie

SARA 2019/Hévéaculture : Les solutions pour associer hévéa et vivrier

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L’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d'ivoire (Apromac) marque son adhésion à une agriculture innovante et intelligente. C’est le message que son président du conseil d’administration, Eugène Kremien,  a  porté au monde agricole, le mercredi 27 novembre, au Salon international de l’agriculture et des ressources animales et halieutiques (Sara 2019).
« Un planteur ne devrait pas acheter à manger. Il lui est vivement conseillé de réserver une partie de ses terres, pour produire des vivres. Il peut ainsi nourrir sa famille et vendre le surplus », c’est la nouvelle donne de ce groupement. Qui a subi toute sorte de critiques du fait de la culture de l’hévéa, dont on dit qu’il détruit les terres destinées traditionnellement aux denrées et cultures vivrières. « S’il est reconnu que la culture d’hévéa procure des revenus substantiels aux producteurs, ses détracteurs l’accusent de prédatrice de terres au détriment des cultures vivrières », a-t-il déploré.
Pour l’Apromac, la culture de l’hévéa n’est pas synonyme de faim. Car, si elle est créée, conduite et gérée de manière intelligente, cela constitue, selon lui, un atout pour la souveraineté alimentaire. «Il convient de retenir que, sur une plantation d’hévéa, le planteur a la possibilité de valoriser l’espace disponible entre les lignes d’hévéa, et cela pendant 4 ans, pour faire du vivrier », a expliqué le président de l’association.
« Je voudrais prendre l’exemple d’une plantation d’hévéa de 1ha c’est-à-dire de 10 000 m². La densité de plantation recommandée est de 555 pieds d’hévéa espacés de 3m sur les lignes et de 6m entre les lignes. Elle offre donc un espace d’interligne disponible d’environ 6 000 m². La recherche recommande d’utiliser cet espace pour pratiquer, en association avec l’hévéa, diverses cultures vivrières : bananier, igname, maïs, riz, arachide ; maraichères : gombo, piment, aubergine ainsi que des épices : curcuma et gingembre », a-t-il fait remarquer.
Cette association lutte aussi pour la préservation des aires protégées. Elle défend aux promoteurs de s’installer dans les forêts classées et dans les aires protégées, sous peine de ne pas bénéficier des plants subventionnés. «Cette conditionnalité est vérifiée grâce à une application informatique qui permet la localisation précise de la dite parcelle par rapport aux forêts classées et aux aires protégées », a rassuré Eugène Kremien.
 
Issouf Kamagaté . 
 

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