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Côte d’Ivoire/ Climat : Ces gros désagréments que cause la pluie aux populations

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Depuis la semaine dernière, de fortes pluies s’abattent sur Abidjan et les autres  villes de l’intérieur du pays.
Si, selon le calendrier, cette période correspond à la  petite saison, on pourrait penser qu’on est plutôt en plein dans la grande saison, eu égard au volume de pluie qui  tombe. Si bien que dans la journée de ce vendredi 11 octobre,  la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam) a, annoncé que l’ensemble du pays enregistrera des pluies fortes avec orage, du 11 au 13 octobre. La note va plus loin en citant des régions (le Gontougo, le Boukani, l’Indenié, le Sud Comoé, le Tonkpki, le N’Zi et le district d’Abidjan) qui « pourraient enregistrer d’importantes quantités de pluies et qui pourraient causer des dégâts ».
Déjà, le quartier de Gesco et la localité d’Ayamé ont fait les frais de ces fortes pluies la semaine dernière, lesquelles ont fait un mort et 3 portés disparus. Ce vendredi 11 octobre, de nombreux Ivoiriens ont préféré rester chez eux, à cause de la pluie. Si se couvrir avec un imperméable ou un parapluie semble être une alternative, c’est tout le contraire pour la circulation. Car, les voies sont inondées d’eau, ce qui complique la circulation, surtout pour les piétons.
Ceux-ci semblent aussi être confrontés à la boue dans les quartiers. Par exemple, à la gare des wôrô wôrô( taxi communal) au carrefour dit « nouveau goudron », l’espace présentait, ce vendredi, un décor boueux et pâteux.  « C’est dégueulasse cette boue », a lancé un passager de wôrô-wôrô après avoir été éclaboussé par un mini car. Les clients, quant à eux, sont contraints de traverser cette pour emprunter le taxi. Les plus chanceux contournent l’espace en passant sur le bitume pour être à un endroit plus facilement accessible.
Cette situation cause d’énormes désagréments  à ceux qui  vont quotidiennement au travail. Car, les semelles des chaussures sont badigeonnées de boue et parfois les pantalons sont tachetés de terre rouge. Sans oublier le risque de chute du aux voies devenues glissantes. « J’ai failli me blesser un matin en descendant du wôrô-wôrô. Je dois mon salut à un autre véhicule sur lequel  j’ai pu prendre appui », raconte Désiré Yapi, un fonctionnaire.
Dans cette saison des pluies, il y a des quartiers qui sont inaccessibles. A Yopougon, au quartier Selmer Extension, à quelques encablures de la mosquée, une rivière artificielle s’est créée, du fait des emprises bouchées. De cette eau se dégage une odeur nauséabonde. Ce qui  laisse croire que certaines personnes ouvrent leurs fosses septiques pour laisser leur contenu se mêler trompeusement à l’eau de ruissèlement de la pluie.
Issouf Kamagaté

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